Il faut savoir que de base Lauryn Hill est pour moi une des plus grosses arnaques musicales de tous les temps. Je ne remets pas en cause son  » talent  » et je suis un énorme fan de The Miseducation qui n’a jamais dû quitter un des mp3.

Cependant le principe même de faire un absolument génial (et très contesté au final vu qu’on découvre chaque jour qu’elle n’a pas été la seule participante à cet album) pour en vivre pendant les 20 années qui suivent m’a toujours paru plus que malsain.

Si tout le monde faisait comme Lauryn : si Alicia s’était arrêtée à Song In a Minor ou Maxwell avec Urban Hang suite ou Stevie Wonder sur  Songz In a key Of Life, la planète musicale aurait été immensément pauvre. Le but du jeu quand on a un réel amour, quand un vrai artiste, c’est de revenir, recommencer, peut-être faire moins bien mais de prouver qu’on peut et veut évoluer. Pas d’aller de se cloitrer dans une secte et jouer les divas en évoquant tous les temps son album passé.

Lauryn en cela frôle l’imposture surtout quand on voit le fossé qualitatif qu’il y a entre The Miseducation et son album live de gourou illuminé plus tard. Elle vit sur une image d’elle et non sur ce qu’elle est capable de réellement offrir et c’est assez triste surtout qu’encore une fois, elle n’est en rien humble.

Hier pour ne pas déroger à la règle, elle a eu quelques bonnes heures de retard avant faire debuter sa performance d’environ 40 minutes. Une performance où elle reprend The Sweetest Thing”,“Ex-Factor et quelques classiques de Fugees. C’est sympathique mais loin d’être extraordinaire : sa voix a notamment pris un sacré coup de Whitney

Ici.

On va dire que c’est le vin de Jesus qui ne lui réussit pas : Triste Réalité !