Chère Beyonce,

La chose principale qu’on retiendra de tes dix dernières années de carrière est ta farouche obsession à te complaire dans la médiocrité. Forte d’un  attrait médiatique qui n’a cessé de croitre et d’un Daddy qui a su redonner au mot « rapace » ses lettres de noblesses : Tu nous a bassiné avec  une bonne pléiade de titres pour le moins moisis  sur lesquels ton seul fait d’ordre était de savoir hurler et bouger ton corps telle la fatou que tu es.

En 2008, on a failli te gauler mais in-extremis, tu nous as trouvé une sorte de macarena qui a su passionner le public gay et sauver ton opus des  bacs à poubelles où la maison de disques aurait dû le reverser.

Ça aurait dû te servir de leçons et te pousser à travailler mais non, tu as décidé d’être le plus grand paradoxe de l’histoire de la musique, la plus grande antithèse entre talent et production et tu y tiens à ton petit projet.

C’est donc ainsi que désormais tu nous proposes Girls, une chanson qui puise son thème dans le   » Girl Power » tout  comme le titre qui l’inspire directement (Singles Ladies) et quasiment l’ensemble de ton « œuvre » vu qu’on se souvient qu’en 98 déjà, tu faisais l’ode un féminisme que tu n’as en réalité jamais su incarner.

Je ne te dis pas l’odeur de moisie qui en ressort vu que tu vis avec et qu’au vu des réactions premières sur la toile :tu dois te douter que tu n’es pas la seule à posséder un excellent odorat.

Je suis d’ailleurs sur que du balcon de ton hôtel parisien, tu t’en amuses, répétant soigneusement les pas du prochain numéro d’illusionniste que tu comptes proposer pour transformer ta soupe en grammys . A la manière d’un Arsène lupin, tu reviens sur les lieux de ton précédent forfait, le regard rieur, les bras victorieux, et la silhouette faussement guerrière.

En Afrique (ce continent que tu aimes tant et duquel tu veux te rapprocher) on dit : 99 jours pour le voleur, un seul jour pour le patron.

J’ose espérer que le jour de ton patron à toi n’est pas très loin.

Bisous