C’est avec le plus grand enthousiasme qu’hier soir je me suis lancé dans l’écoute du tout premier album Nouveaux Horizons de Melissa Nkonda .

Galvanisé par 2 amis qui en avaient fait leur révélation de l’année et qui n’hésitaient pas à m’en réciter les louanges. Je dois avouer que j’étais plutôt excité à l’idée de découvrir un nouveau talent camerounais à l’instar d’Irma il y a quelques mois.

Mon excitation tourna cependant court lorsque je me servis de la touche Play de mon ipod censée me mener à  « l’univers »  de la chanteuse.

Dans les premiers instants, surpris et apeuré : je crus à une erreur ou mauvaise blague d’un internaute qui m’aurait refilé les démos rejetées du dernier navet d’Amel Bent. Soucieux de m’entretenir avec le vrai opus de la Melissa, celui-là même qui recevait de bonnes critiques d’un certain entourage. Je me redirigeais vers Deezer où je découvris non sans effroi qu’il n’y a eu aucune malversation.

D’ailleurs plus tard, avec les 2 écoutes entières et plus que laborieuses du projet, je m’en suis voulu d’avoir été aussi dur avec Amel Bent mais vous allez me comprendre.

Melissa est une jeune fille métisse (c’est très important dans le cas présent) qui sait à peu près chanter et  qui a été formatée de sorte de toucher le plus grand nombre possible. C’est la représentation physique et sonore d’une certaine diversité. Du moins c’est ce que son label a prévu de faire croire afin de s’en mettre le plus les poches alors qu’en réalité : c’est bien loin d’être le cas.

L’album de Miss Nkonda est tout bonnement un résumé de tout ce qui a marché sur la scène française récente en un peu plus médiocre : Amel Bent (elle reste la principale inspiration du projet pour la voix et cette idée de diversité) mais aussi chez Yannick Noah, Christophe Maé, Ben Oncle Soul et bien évidemment pour n’absolument rien gâcher Red One.

Une sorte de variété déguisée pavée de faux accents soul, faux accents affro, faux accents pop, tellement de faussetés qu’on y ressent  strictement aucune espèce de personnalité. Comme sur le single d’entrée, lyriquement elle enfonce tout le temps des portes ouvertes, dégoulinante d’une niaiserie qui ferait pâlir Zaz elle-même.

Les chansons se suivent pour se ressembler donnant à l’ensemble de l’opus une impression de fête de départ pour sans papiers. Une espèce de cacophonie auditive qu’on verrait bien  aussi en fond sonore des discours de Marine Lepen pour parfaire avec cette idée factice de nouveauté.

Le seul duo de l’opus où elle retrouve VV Brown est globalement un concours  pour savoir laquelle sera le plus à même  à réussir des «  ou ou ou ou ou » pour sonner la plus « sou sou sou soul » ? Enfin, c’est risible.

Autant risible que cette manie qu’elle a de tordre sa voix comme une anglo-saxonne qui découvrirait la langue de Molière  pour finir par nous dévoiler son anglais de pècheresse à la fin de l’album.

Triste réalité !

Ps : J’ai supprimé mes 2 « amis »de Facebook. Il ne faut pas décorner non plus !