Une petite ( grande?) excitation à l’annonce d’une collaboration entre Pharell Williams et Gloria Estefan pour le 14eme album de la chanteuse. Après avoir aidé Shakira a réalisé un de ses projets les plus potables des années 2000’s, on avait espoir que le pilier de Neptunes fasse encore mieux avec  la diva latine par exemple « Miss Estefan » qui aurait bien eu besoin de déjaunir son image aux U.S.A après les petits succès des 2 précédents albums.

Wepa, premier single et ode non voilée à la fête ( bien que très critiqué) paraissait une bonne porte d’entrée au projet de par ce coté festoyant et jovial qui s’en dégageait. Pour mêler le jeune public à l’ancien public de Gloria :on aurait pu à certains égards estimer qu’il fut une jolie trouvaille. Elle s’écartait des playlists américaines classiques tout en restant dans la mouvance actuelle et c’était plutôt appréciable.  Cependant, c’est  avec un une dose de maturité et de profondeur autrement plus importante qu’on attendait la diva sur le reste de l’album et c’est ce qui fera défaut à Miss Little Havana.

Williams est un peu un bébé ou alors un mauvais élève, on sent le grand fan de bossa brésilienne qui essaye  de manière plus ou moins expérimentale (et cruellement linéaire)  de reproduire les sons cadencés des artistes qui rythme ses apéros. Les idées ne sont pas forcement mauvaises mais manque d’originalité et de folie , ce qui donne lieu  à une mixture peu constante et molle. Hormis le premier single qui s’avère finalement un des titres les plus solides et exploitables du projet: on pourra retenir Miss Little Havana , et On pour leurs refrains catchys, So Good et son envoutante mélodie ou encore Make Me Say Yes qui aurait été un tube sur le dernier album de Madonna.

Le reste de l’album  n’est certes pas mauvais mais pêche par son manque de fraicheur qui n’est pas sans rappeler un Lunada de Thalia. les titres sont un peu établies sans âme ayant plus pour but de faire danser sur les plages l’été  que de vraiment asseoir la vision de vie d’une dame de 53ans. La volonté de se fondre dans une nouvelle génération a eu raison de la créativité de Gloria qui s’est finalement confiée à un producteur qui n » avait pas le talent de relever le défi  ou alors avec qui elle ne possède pas de réelle alchimie.

L’inutile reprise de Let’s Get Loud de J.LO ( qu’elle lui avait écrite) chourée en fin de l’album est d’ailleurs un ultime signe que cet opus  relève plus globalement de la petite blague  que du projet musical concret qu’on est censée attendre pour une artiste de son talent. On espere juste qu’à l’instar de Thalia en 2008, elle saura vite retomber sur ses jambes afin de proposer un opus à la hauteur de sa renommée.

Triste Réalité!

9/20.

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