8 ans après « R.U.L.E», on va enfin pouvoir retrouver un album de Ja Rule dans les bacs. Le rappeur a tenu à proposer cet opus de ré-introduction sur la scène musicale malgré le fait qu’il soit en prison et que le premier single «  Real Life Fantasy » n’ait pas réellement rencontré son public. Il est en effet bien loin le temps où lui et ses compère du Inc dirigeaient les radios américaines de sortent qu’on entendait qu ‘eux au début de la décennie 00’s. Cette fois -ci, c’est dans le quasi anonymat que «  Pain Is Love 2 » est mis en place et pourtant qualitativement l’opus est assez loin de mérité ce sort.

Irv Gotti qui était déjà à la production du premier «  Pain Is Love » (et plus gros succès du rappeur )n’a pas vraiment perdu la main. Le producteur et ami de Ja le connaît par cœur alors il lui offre exactement ce dans quoi il excelle, Pain Is Love 2 est essentiellement fondé sur le Rap & B qui a fait le succès du meilleur ami d’Ashanti. Les invités sont moins prestigieux mais l’opus possède une réelle ambiance , on est pas à la recherche du tube mais plus dans une sorte de rédemption. Dès l’introduction, on l’entend regretter d’avoir été célèbre, de nombreux rappels sur carrière, la tournure qu’elle a prise, l’homme joue la carte de l’introspection avec toute la brutalité et la rage qui l’habite.

Les titres se suivent pour s’assembler et avec une réelle cohérence, les différences de voix dans les refrains permettant néanmoins de revaloriser la production de chacun d’eux. Never Had Time & Pray For The Day sont aucun doute les grands moments de l’album, Ashanti aurait déniée posé son timbre sur la mélancolique  seconde qu’elle aurait sans doute pu trouver devenir un hit, quand Never Had Time touche par son groovy’s 90’s à la 2pac. La chanson n’est pas sans faire écho au  » Until The End Of Time » de ce dernier en compagnie de R.L, . Top the The Top, Spun a web et l’arabisée Strange Days sont à compter parmi les précieux de moment de cet projet tout à fait honnette. Pas excellent mais bien pensé et très agréable, Ja Rule n’a pas du tout l’ait d’un has been qui court éperdument à la recherche du succès mais bel et bien d’un homme mature qui porte un regard détaché et souvent fort sur les événements qui l’ont autre fois construits. Nombre de jeunes rappeurs actuels devraient en prendre de la graine.

14/20.

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