Cette histoire selon laquelle Lauryn Hill est forcée de nous pondre un nouvel album doit absolument être combattue par les fans de la chanteuse. Si on aime cette femme et si on veut qu’elle garde l’espèce d’aura legendaire qu’elle a( et qui n’est forcement toujours méritée), il faut qu’on l’empêche de retourner en studio pour un autre album, quitte à ce que cette solution la destine à passer le reste de sa vie en prison. Après « Neurotic Society » qui était deja bien mauvaise, on a droit à un nouveau titre «  Consumerism »  enregistré avant son entrée en prison, qui lui frole l’inaudible.

La véritable question qu’on se pose pendant toute l’écoute est : Est elle entrain de lire un dictionnaire?

C’est juste harassant, autant au niveau du « flow », de l’instrumentale que de la construction du titre, c’est vraiment pénible.  Je vais me repeter mais cette constante chez elle à donner des leçons  alors qu’elle n’ est pas du tout en position de le faire est gênante, qui plus est de le faire de la façon dont elle le fait. C’est pompeux et presomptieux au possible, le simple fait d’imaginer qu’elle compte  mettre ce titre  dans son album  (pour le moment intitulé  » Letters From Exhile«  ) me donne même pas envie d’avoir  simplement à devoir froler ce dernier chez un disquaire.

Si elle doit revenir, mais vraiment le faire, il faut qu’elle s’entoure de gens talentueux, de personnes qui ont  une vision  car elle est trop  enfermée dans son personnage pour réellement se remettre en question. C’est dommage, on ne niera pas que ce fut un enorme talent et espoir pour la musique urbaine de la fin 90’s et des debuts 00’s mais si elle vient pour nous pondre un truc avec des productions artisanales comme celles ci,  dans l’espoir en plus de regler ses impots, elle peut tout aussi bien ne rien faire.

Triste Réalité!