Chère Britney Spears,

Je viens d’écouter ton dernier album, le 8eme de ta collection et je dois t’avouer que je suis assez déboussolé. Tu vois, je n’arrive pas à comprendre que tu aies pu atteindre un tel stade, une telle aura sur la planète pop sans avoir un ami. C’est tout bonnement incroyable. Pour te dire les choses clairement, je ne me servirais pas de ce que j’ai écouté (et que tu qualifies de chansons), comme  fond sonore en étant sur mon bidet aux W.C. Non en fait, je n’oserais même pas le mettre sur mon Ipod et je suis sûr que si ce n’est pas fait aujourd’hui, à l’avenir, ton dernier album restera dans l’histoire comme une des choses dont l’écoute a pu nuire gravement à la santé, ou à certaines cellules humaines.

Tu vois, un peu comme avec la cigarette, dans les années 50’s, tout le monde fumait sans trop connaitre les effets négatifs et bien ce sera pareil pour « Britney Jean ». Le très peu de gens qui achèterons et écouteront ce truc, n’auront plus que leurs yeux pour pleurer quand on leur annoncera d’ici quelques années, une perte de l’oreille ou des troubles constants et virulents de l’audition. Oui, je sais là, tu vas froncer les sourcils et me dire que tu as fait un album du niveau d’Inna et me demander pourquoi je ne m’en suis pas pris à elle? Et tu as tout à fait raison. Le problème est que je fais partie de ta génération, les gamins qui ont grandi avec toi, ceux qui étaient impressionnés quand ils te voyaient sortir «  My Loneliness » en tirant la langue et donc quelque part, je t’ai toujours mis sur une espèce de piédestal.

Sans m’en rendre compte, je n’ai été qu’une énième victime de la grande montagne showbiz autour de ta personne; cependant, je ne suis pas totalement con . J’ai attentivement observé ta descente aux enfers mais là encore, j’ai eu la bêtise de croire que tu aurais la décence de claquer la porte avant l’opus de trop. C’est pour ça que je suis choqué, que dis je? indigné, que tu n’aies pas eu au moins un vrai ami pour te dire que ce que tu t’apprêtais à vendre, ressemblait dans sa grande partie à du son pour assassiner les rats.
Beaufesque, ridiculement produit et sur-vocodé, avec des paroles qui volent aussi haut que Mimie Mathie et un assemblage qui ferait pâlir de peur de Amanda Lear. Même quand tu parles de tes 2 enfants, tu ne peux t’empêcher de nous ressortir des phrases bateaux et finalement vides de sens qui nous indiquent clairement qu’il est temps pour toi de poser le micro.

Le problème avec cet album est que tous les producteurs se sont abaissés à ton niveau. On n’était pas habitué à ça: avant tu prenais  des gens talentueux qui essayaient de cacher ton manque de talent. Avec « Britney Jean« , toutes les personnes présentes ont  fait en sorte  de le mettre en exergue, c’est surement  pour ça que tu le qualifies de « personnel ». Dans la penombre, le néant artistique, tu te sens tout de suite mieux.

Triste Réalité!