Iggy Azalea. C’est un nom qu’on connait et qu’on suit depuis plusieurs années déjà pour la plupart d’entre nous. La jeune australienne, de seulement 24ans, à l’origine mannequin, a réussi à faire le buzz et à s’imposer sur la scène comme une des rappeuses de premier plan dans le renouvellement du Hip Hop Féminin.

Pourtant à la base, ce n’était pas gagné. Une plastique de poupée barbie, une enfance en Australie, ce n’est qu’à 16ans qu’elle décide de quitter sydney pour le pays de l’oncle sam. Elle se rend à Miami pour essayer de vivre le rêve américain. Tout commence quand elle se fait remarquer  sur  Youtube grâce à 2 titres « Pussy », « Two Times » puis c’est aux cotés de T.I qu’on la retrouve. Le King d’Atlanta est sous le charme et décide de l’aider pour la mixtape « glory ». Viendra ensuite la mixtape «  Tragold « enregistrée aux cotés de  Diplo. Bingo, elle signe sur le label Island Records. L’opus subit cependant des multiples reports du à la mauvaise réception des singles avant «  Fancy ». Le duo pop un poil excentrique avec la chanteuse Charly XcX plait aux américains, ce qui permet au label d’être suffisamment serein pour lui permettre de sortir son premier album solo ce matin.

  1. Un titre bien plus ambitieux que la musique.

NEWLASI

T.i, Rita Ora, Charly XcX, Mavado sont les principaux invités.  A la production on retrouve Benny Blanco, Rock City,Stargate, The Invisible Men – et là c’est vraiment pas banal pour un opus du genre- Katy Perry qui écrit la collaboration avec Rita Ora . D’entrée, on se sait tout de suite qu’on est déjà à des millions de kilomètres du son sur lequel on l’avait découverte.  Rien dans l’album ne se met au niveau de sa collaboration avec T.I «  Murda Bizness »  aussi bien au niveau du son, que de la qualité.  «  The New Classic » est bien plus formaté, plus aseptisé afin  de séduire l’univers le plus disparate possible et lui mettre aussi  d’être cohérente avec son image de  mannequin qui chante. Le flow est volontairement pauvre, voir hyper répétitif et la plupart des productions manquent d’originalité dans leurs constructions. On a clairement affaire  aux genres d’albums qui plaisent beaucoup aux fans de pop faciles parce qu’ils ont l’impression d’écouter du rap et qui rend les puristes très tristes parce qu’il n’y a en réalité rien de novateur ou même de classique dans la décoction. En effet, l’opus porte un titre bien plus fort que la musique qui est proposée et s’il s’écoute sans trop de déplaisir notamment les chansons   » Work«  » New Bitch »,  et « Fuck Love » , ce n’est clairement pas le genre d’albums qui laissera sa marque dans l’histoire de la musique, et encore moins dans l’histoire du rap.

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12/20.

2.Peut –on vraiment lui en vouloir ?

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On ne peut pas être égérie de grandes marques, faire de grands défilés tout le temps et finalement se prendre pour la plus grande killeuse du ghetto dans son album, ça n’aurait pas de sens. Iggy Azalea même en proposant des chansons hip hop  au vu de son image n’aurait jamais pu réellement plaire aux acheteurs de Rap. Le mieux pour elle, c’était donc d’emprunter la route qu’elle prend en ce moment, à savoir  le hip-POP, se donner un nom mainstream et  vivre là-dessus en attendant que ça arrive.

Les jeunes achèteront son  single (Fancy), il n’y aura pas grand monde (hormis quelques anglais) pour se farcir l’opus ensuite mais c’est assez pour être très bien positionnée dans une scène Hip POP féminine où Nicki Minaj s’échauffe,  où Angel Haze a déçu et surtout où le simple fait de dire « Azealia Banks » provoque une horde de rires moqueurs.

Triste Réalité !