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Avant de commencer cet article, il est important de dire que Beyoncé est une des chanteuses les plus talentueuses de sa génération et une exceptionnelle performeuse. On ne peut pas lui retirer ça. Aucune autre pop star ne fait ce qu’elle est capable de faire sur scène et elle a un timbre de voix et des capacités extrêmement versatiles.

En revanche, un point sur lequel on revient très précisément dans cet article, c’est le fait que sa carrière soit jonchée d’histoires d’emprunts, de rafistolages ou tout simplement de vols. Un tel talent n’est pas censé avoir besoin de ça… Et pourtant.

Commençons en 2002, à la sortie du titre «  Bootylicious ». Le producteur Rub Fusari ( qui connaîtra la célébrité en produisant Lady Gaga quelques années plus tard) avait déclaré qu’il avait travaillé sur la chanson et que c’était lui qui avait demandé les riffs de guitare du tube «Edge Of The Seventeen»  de Stevie Nicks qu’on entend très nettement dans la chanson.

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Cependant, il a été fort surpris de voir Beyonce déclarer avoir eu l’idée toute seule dans une interview de Barbara Walters. Frustré, il est parti voir Matthew Knowles qui l’a rembarré en lui expliquant que le public ne voulait pas savoir que c’était lui, mais que l’artiste faisait bel et bien tout.

C’est donc là que se découvre le talon d’Achille de la formule Beyoncé. Il y a un excès de tout, une volonté de faire croire qu’elle est plus qu’elle n’est alors qu’elle est déjà -on le sait- très talentueuse. C’est comme si son équipe, son entourage ne savaient pas qu’on ne peut pas être parfait pour tout, et qu’ils travaillaient d’arrache pied de façon à ce qu’elle occupe tous les terrains, toutes les casquettes, quitte à s’accaparer le travail des autres -ce qu’elle a fait à plusieurs reprises.

Linda perry en a parlé la semaine dernière mais elle n’est pas la seule. Au fil des années,Keri Hilson, Bangladesh ont aussi évoqué le fait que Beyoncé n’écrivait pas les chansons, mais imposait son nom dans les crédits parce quelle comptait en faire des tubes. C’est quelque chose de profondément malhonnête, car des artistes comme Whitney Houston, Britney Spears ou Céline Dion n’ont quasiment rien écrit de leurs plus gros succès mais n’ont jamais, jamais privé les song-writers de leurs pleins-droits.

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Poursuivons: après « Bootylicious », il faut savoir que la fameuse chanson « Survivor » aussi était un petit vol. En effet, Terrence ‘T-Robb’ Robinson, un producteur de Houston -la ville d’origine de Beyoncé- avait confié la démo de la chanson « Glorious » à Matthew Knowles. Il n’a jamais eu de nouvelles jusqu’à la sortie de la chanson, qui était de toute évidence une surprise pour le compositeur. Il a donc lancé des poursuites en justice pour 200.000 millions de dollars. L’affaire a crée un tollé chez Sony Music parce qu’effectivement, c’est bien sa démo qui avait été utilisée. Malheureusement, il avait trop fait confiance à Knowles père et ne l’avait pas sécurisé. Le label et les avocats du garçon ont cependant réussi à trouver un terrain d’entente. Il a été payé et les poursuites ont été annulées.

Autre histoire toute aussi charmante, c’est lorsque Beyonce se lance en solo et qu’elle enregistre « Bonnie and Clyde » avec Jay-z. La chanson est un énorme hit mais déchaine la colère de Toni braxton , car la chanteuse avait enregistré «  Me and my Boyfriend » sur son album «  More than a woman » et avait envoyé le titre à Jay-z pour un remix . Ce dernier avait refusé, et a un beau matin tout simplement proposé d’interpréter le fameux titre en compagnie de sa petite amie. Toni vivra très mal l’affaire, étant donné qu’elle venait de sortir d’une banque-route. Elle déclarera même auprès de certains médias que Jigga volait l’argent de l’université de ses enfants ; mais cette histoire n’a visiblement pas attendri Beyoncé.

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Elle prend quelques années de pause dans l’exercice avant de se réveiller en 2006, en plein concert. Elle déclare qu’elle a écrit la chanson « Irreplaceable » de son album « B’day », ce qui declenche la colère de Ne-yo qui rétorque que c’est lui qui est à l’origine du titre, et qu’il a écrit toutes les paroles. La chanson avait été écrite à la base pour une chanteuse de country ; il voulait notamment la donner à Shania Twain. 

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On voit qu’elle n’a rien changé. Ce n’est pas le cas de «  Crazy In love« . Dans cette chanson, elle sample le tube  » Are You My Woman ( tell me) » de Chi-Lites.  Là, c’est officiel, c’est une bonne chose parce que le producteur transforme le titre, en fait quelque chose  de nouveau. On aimerait plus souvent qu’elle cite le groupe quand elle parle de la chanson, mais c’est pas grave au moins ils ont crédités pour leur travail, ce qui n’est donc pas toujours le cas chez elle.

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Reprenons,l’année d’après, elle continue sur sa lancée pour la réédition de son album «  B’day » avec un vol cette fois horriblement flagrant. Elle reprend le tube «Kissing You » de la chanteuse anglaise Des’ree sans le lui dire. Des’ree vexée et agacée monte un procès contre Bee qu’elle finira par gagner vu que le titre est retirée de la fameuse réédition.

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En 2008 , c’est «  If I were a boy » qu’elle prend à la chanteuse BC Jean d’une manière assez cruelle. En effet, BC Jean est une artiste signée sur le label Columbia/Sony par le père de Beyoncé. Elle est envoyée en studio avec le producteur Toby Gad pour enregistrer ses premières demos. Quand elle revient avec son travail, on lui dit qu’aucune n’est assez bonne, mais c’est faux. En réalité, Matthew a reperé  » If I Were a Boy », le fait enregistrer à sa fille et BC découvre sa chanson à la radio comme tout le monde. Sachant qu’elle l’a écrite, elle se bat et essaye de porter plainte mais le label calme l’histoire en lui offrant un chèque et la possibilité de garder son contrat. Elle restera cependant très amère par rapport à cette chanson (Beyoncé s’étant ajoutée dans les crédits) en laquelle elle croyait pour lancer sa carrière solo.

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Autre moment, c’est la chanson  » Smack into You » de John Mclaughin, qui devient  » Smash into you » chez Beyonce. C’est le seul mot qu’elle change  » Smash » et pourtant, elle est créditée une nouvelle fois dans le titre.

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Elle continue ses frasques sur l’album «  I am Sasha Fierce », en se créditant sur des chansons comme «  Halo » sans les avoir écrite. On sait aussi que Chrisette Michelle a dit avoir écrit la chanson  « Ego » censée apparaître sur son propre album, mais finalement, elle est arrivée sur l’opus de Beyoncé, avec Young B en songwriter sans ajouter le nom de Chrisette. C’est aussi le cas de «Scared of Lonely»:Rico Love a dit avoir écrit le titre avec Solange, Lashawn Daniels ainsi que Crystile. Devinez qui nous fait un coucou soudainement dans les credits de l’opus ? Tata Bee’ ! Et oui, une fois encore, elle impose son nom dans les chansons qu’elle n’écrit pas, juste parce qu’elle a du pouvoir et se dit qu’elle vendra le « titre ». Mais l’histoire ne s’arrete pas là – « Encore ? » me direz vous.

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Elle rend « hommage » à Bob Fosse sur « Single Ladies »  et  » sur  » Get me bodied » où elle reprend ses chorés, mais à son retour en 2011 les vielles habitudes reviennent de plus belle avec sa prestation aux Billboard Music Awards qui est une copie intégrale de celle effectuée par Lorella Cucarinni en 2010.

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Idem pour le clip de la chanson «Countdown » qui reprend de manière éhontée une video de danse d’une chorégraphe belge.

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Le clip suivant, « 1+1 » est un plagiat du film « l’Enfer » de Romy Schneider.

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Et cette année, c’est Future qui a fini par nous dire qu’il a participé à l’actuel «  Drunk in Love » mais bien sûr, SANS avoir été crédité sur la chanson.

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Vous en voulez encore? Prenez l’entrée de cette tournée de Kylie Minogue il y a quelques années et puis comparez là à l’entrée de Beyoncé aux Bet Awards 2 ans plus tard.

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Encore? Vous êtes gourmands. Enfin, on va s’arrêter là, sinon, on y passerait la nuit sinon. Cet article n’est pas un document à charges mais surtout une invitation à comprendre ce qui motive l’artiste à faire autant d’emprunts. Comme son nom l’indique, c’est plus une odyssée au cœur de la délinquance  de la chanteuse. Prendre le travail d’autrui sans son consentement ou en lui forçant la main est synonyme de vol . Au vu de toutes les histoires évoquées dans cet article, Beyoncé ( dont on ne nie en aucun cas le talent musical et scénique) aurait déjà du être signalée chez Interpol (au moins !) si l’industrie du disque n’avait pas été aussi injuste.

Triste Réalité !