Cette semaine, exceptionnellement, je laisse ma place à Monique pour l’édito ou plutôt le coup de gueule de la semaine. Elle porte un regard sévère mais assez serein sur l’industrie du disque actuelle et sur la place qu’occupe les femmes. Un papier passionné que je vous propose de découvrir. N’hésitez surtout pas à lui laisser vos opinions.

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Qu’il est loin le temps de la profondeur. Qu’il est loin le temps de la valorisation du talent, du travail, et du génie. La « soul », la sincérité, la musicalité, le talent, les sentiments ne paient plus. Bienvenue au 21ème siècle,où l’apparence, l’argent,et le sexe règnent. J’avais donc eu tord depuis le début de la semaine, moi qui pensais pouvoir échapper à la tornade Beyoncèsco-Jayzienne. On ne peut pas la fuir, obsédée par son image, narcissique stockant des photos et des interviews d’elle depuis son enfance dans une chambre froide de son manoir, la femme veut rentrer dans nos têtes, veut que nous nous soumettions, que nous la trouvions grandiose, et extraordinaire. Il n’y a plus personne en face, peut-être que ses concurrentes sont tombées dans les pratiques vaudou qu’elle affectionne tant, mais c’est toujours la même rengaine depuis plus de quinze ans. Le fait que je décide de taper un article sur la venue de votre « Queen B » peut sembler assez étrange(pas tellement surtout si l’on sait la haine que je lui ai toujours vouée) mais c’est surtout une certaine inquiétude qui s’empare de moi quant à l’avenir ou, devrais-je dire, la dégradation, voire l’état de décomposition avancée des musiciennes Noires Américaines et de la musique noire en général.

Miley Cyrus et Rihanna, la carte de la provcation

Je n’ai jamais été aussi choquée, jamais été aussi frappée par la pornographie qui a littéralement infiltré l’industrie du disque. Je ne vois que des fesses partout, des grosses,des petites,mais surtout des grosses, énormes,moches,pleines de graisse et anormalement rondes. Elles dansent fesses nues dans la jungle, sur une chaise en string devant leurs « maris » qui les regardent se dénuder, tandis que ces derniers sont toujours vêtus d’un costume tiré à quatre épingles! Elles parlent,chantent,font les louanges de leurs derrières, et de tous les bénéfices qui en découlent. Mais gare à ceux qui oseraient se rebeller ou se plaindre de toute cette pornographie démocratisée, ou ils seront qualifiés de « réac », de « hater »(mot emprunté à l’anglais,très prisés par les 12-29 ans accros à la culture TRACE TV, au chômage,voulant vivre dans les clips et obnubilés par Miami, signifiant tout simplement « haineux jaloux ») et de « coincés » qui ne savent plus évoluer avec leur temps. Ce qui était considéré comme sidérant, choquant,dégoûtant dans les années 1990, est devenu banal, loué, et rangé sous l’étiquette de « féminisme ». L’icône du vice, Madonna, bien que « white, par qui la culture de la pornographie dans la pop music est rentrée, n’est jamais vraiment sortie indemne de la période « Erotica« . Considéré comme l’album le moins vendu de sa carrière, j’ai récemment lu sur un site américain dont le nom m’a échappé, que la compagnie WARNER BROTHERS était à DEUX DOIGTS de la mettre à la porte après que la publication du « SEX BOOK » ait crée un tel scandale, et un déchaînement de haine de la part des parents,mais aussi des journalistes,que le père de Madonne fut agressé et frappé dans un parking, que Madonna elle même ait reçue des menaces de mort, tous ces événements entraînant,bien évidemment une perte d’argent CONSIDERABLE pour la maison de disques!

Madonna - SEX

Et c’est cela dont personne ne veut vraiment parler dans les médias, à savoir le fait que derrière ce défilé de pastèques recouvertes de coulis de caramel (comprenez ici la description imagée d’un derrière noir ou blanc ultra siliconé) ce sont des hommes puissants qui traitent ces chanteuses que la masse bête qualifie de « Queen B« , ou « Queen of Pop »,qui décident de tout sur leurs esclaves, qui ne sont en fait que des produits finis, n’ayant aucune liberté de créativité, et que l’on presse sans cesse comme des oranges jusqu’à ce qu’une mort mystérieuse dans une chambre d’hôtel survienne. Ces hommes puissants savent tout, sont probablement capables du pire pour l’argent, et n’ont aucun respect pour les artistes qu’ils exploitent. Mais pour faire croire à la masse idiote que Beyoncé est seule derrière son empire, on met l’accent sur l’illusion,mais surtout sur le manque de culture musicale de la nouvelle génération obnubilée par le bling bling, le paraître, le fric, le sexe, l’arrogance, et non plus sur le génie musical, la créativité, l’innovation, le don. Et même dans la débauche, l’injustice existe, car même si une femme comme Madonna a terni sa carrière après la sortie d’Erotica et du « Sex Book« , elle a peiné, mais a quand même réussi à se réinventer une fois de plus, et à sortir le chef d’oeuvre (dont la plupart des chansons ont été volées à des chanteurs inconnus) Ray of Light. Du fait qu’elle soit Blanche, Madonna a toujours pu se permettre de promouvoir la pornographie, car bien que femme, elle appartient à la communauté qui détient l’argent et le pouvoir aux Etats-Unis. Or, il n’en est rien de tout ceci pour une « chanteuse » telle que Beyoncé, qui, une fois déshabillée, doit continuer à aller plus loin dans la pornographie par soucis marketing de ses producteurs qui ont compris que la seule façon d’attirer le maximum de fans à travers le monde et ce, en utilisant une femme afro américaine, c’est de passer par le fantasme de l’exotisme,car la classe à la Whitney Houston,est selon l’industrie, démodée.

Drake et Nicki Minaj pour la vidéo Anaconda, Air Jordan III - 3

Féministe libre mais l’homme est toujours bien assis, vêtu de la tête aux pieds! Comment m’expliques-tu cela? Oops,j’ai oublié, je n’ai rien à dire car Nicki makes money !

Janet Jackson et Arsenio Hall
« Janet Jackson et Arsenio Hall, lorsque Janet venait d’ouvrir les portes aux « performeuses » et musiciennes Noires américaines qui ne passaient pas à la télé ».
Personne ne dira,lorsque Beyoncé fait passer ses prestations dignes d’un club de striptease pour du féminisme, que cette dernière, tout comme Madonna,n’a AUCUNE liberté, et ne peut AUCUNEMENT jouir de sa vie privée et professionnelle. Tout d’abord, les chanteuses ou rappeuses Noires de l’ère postraciale mondialisée, et aujourd’hui au sommet des charts, n’ont jamais rien fait pour les autres,contrairement à leurs prédécesseurs comme Janet Jackson( avant de montrer ses pastèques mammaires énormes au petit pépin pierçé), Anita Baker, Sade ou Whitney Houston qui avaient ouvert les portes à une nouvelle génération de chanteuses Noires anglophones autrefois méprisées et privées des grandes chaînes de radio et de TV car, pas assez « rentables » et trop raciales. Whitney Houston, Michael Jackson, Janet, Prince, ont fait MTV, ils ont ouvert la porte aux autres, grâce à leurs talents, mais surtout à leur travail et perséverance. Or, aujourd’hui dans l’ère postraciale où la mixité règne, les Rihannas, Beyoncés ou Nicki Minajes, ont toujours bénéficié des sacrifices des anciennes légendes, telles des enfants gâtées, mais n’ont jamais rien fait pour les leurs.
13th Annual American Music Awards - Press Room
 Il est désormais devenu simple pour les maisons de disques de manipuler les masses d’adolescents et de jeunes adultes Noirs, Blancs ou Arabes, qui se sentent rejetés dans la société dans laquelle ils vivent, et qui, déracinés, idolâtrent une sous-culture BET-isée, américanisée à outrance,sans se rendre compte qu’il s’agit d’une caricature.En gros, tu peux leur donner la plus grosse crotte musicale du monde, elle sera toujours meilleure, car américaine. On s’évade à travers le rêve, en pensant que Beyoncé et Jay-Z sont des modèles de réussite, car riches, sans que personne ne précise au final, que les trois quarts de l’argent sur leur compte en banque, ne leur appartient même pas. (Et dès que Jay-Z fera un mauvais investissement économique en utilisant le fric des hommes invisibles qui sont encore plus puissants que lui, il fera comme par hasard banqueroute et sera, comme par enchantement,criblé de dettes). L’industrie continue à vendre ses produits bientôt périmés en surfant continuellement sur le « code américain« . Les petits paysans que nous,les Européens sommes,(mais que l’on continue de plagier lorsque les Américains sont à court d’idées, coucou Beyoncé et ton plagiat de Countdown) ne sommes bons qu’à consommer de l’américain,à imiter et à nous sentir inférieurs à des codes que l’on nous ressort depuis une vingtaine d’années. Selon les adorateurs Français de la sous-culture qu’est devenue le r’n’b américain, les Etats-Uniens sont « loins », loins car ils savent à la fois chanter,danser,jouer , et sont particulièrement clinquants.(Et les fans Américaines de Beyoncé, souvent Noires, pauvres et obèses, soutiennent leur produit blond au nez refait quatre fois, car elle « fait de l’argent »). En gros, voyez dans ma description, les caractéristiques particulières de l’entertainment, soit le divertissement. Et c’est ce que nos chanteuses Noires Américaines sont devenues… du D.I.V.E.R.T.I.S.S.E.M.E.N.T ! Elles sont loin, loin , loin dans le divertissement. Mais la masse continue à aller loin dans la bêtise.
Jay-Z et Beyonce au VMA 2014
La « Michael Jackson au féminin » selon les dires de ses fans Français qui n’ont visiblement,aucune culture musicale ou je dirais, aucun respect pour le Roi de la Pop.
Pour faire simple, il n’est pas difficile de manipuler les Noirs et les Blancs en fonction de l’image. Les Noirs sont majoritairement pauvres aux Etats-Unis, et sont facilement obsédés par l’argent,car toujours exploités dans une société ultra capitaliste. Leur vendre du rêve à travers la femme créole à la peau claire qu’ils ne seront ou n’auront jamais,et son mari, horriblement laid,mais assez cynique pour tirer sur son propre frère et se faire de l’argent sur le dos de ceux qu’il a trahi,(coucou Damon Dash, coucou R.Kelly) est la chose la plus simple! Car les Noirs Américains osent rarement penser par eux-mêmes, ou aller à l’encontre de ce que pense la majorité de leur communauté.Si la majorité dit »il faut soutenir Jay, Beyoncé,Nicki et les autres parce qu’ils sont riches et se font du fric », la minorité qui n’est pas d’accord se la ferme,car s’ils l’ouvrent, les savants du ghetto leur diront qu’ils ne sont que des « haters » incapables de se soutenir entre Noirs,et que c’est la raison pour laquelle la communauté n’avance pas. (Mais soutenir des crétins qui vendent de la pornographie à vos enfants,fait avancer la communauté uh uh) Quant aux Blancs, il faut aussi les divertir, mais en finesse, alors on choisira une Katy Perry, pas aussi grosse,selon les critères de l’industrie, et agressive que Beyoncé la sauvage qui n’a jamais rien crée. Ou alors l’on tentera de cibler les foyers où les mères sont démissionnaires, elles-mêmes battues par leurs parents dans leur petite enfance, qui, par amour, laissent de la liberté à leurs petites Kimberly onze ans, qui a le droit de porter des talons,de se maquiller,de mettre des soutiens bien que plate comme une planche à repasser,et que l’on laisse devant Secret Story et Trace TV toute la soirée !
Beyonce sexy ou provocation?
On justifie alors la médiocrité de la musique, par des symboles improbables, dépassés, en quoi plus personne ne croit, tels que le féminisme par exemple. Montrer son derrière,et rapper à propos de ce dernier,est devenu du féminisme. Et c’est pour cela que Beyoncé continuera à conquérir le coeur de ses admirateurs, car bien consciente de la nullité de sa musique, elle a compris que les gens raffolent des codes de  » l’entertainment », les femmes moches, obèses,pauvres et seules sont obnubilés par ses cheveux, ses tenues, son arrogance, son bling bling, son argent, ses talons, ses fesses et sa beauté. Car en faisant tout cela, elle garde les codes « américains », que plus personne n’a su ré-inventer depuis Michael Jackson. On justifie tout par le féminisme, mais personne ne nous explique pourquoi celles qui refusent de se déshabiller sont soit virées de leurs maisons de disques en major, soit boudées par les journalistes? Beyoncé est un produit qui ne fait que se soumettre aux ordres de ses producteurs qui lui ordonnent de faire des tournées,non pas pour l’amour de ses fans, mais pour engendrer de l’argent perdu par ses erreurs ou ses échecs professionnels,et c’est probablement la raison pour laquelle elle passe chez vous à Paris ce soir et demain,car l’album Beyoncé ne sait pas assez vendu aux Etats-Unis (720.000 exemplaires sur le territoire, 3 millions dans le monde selon les sources officielles), elle n’a eu aucun numéro 1, aucun hit depuis 2008, et tout ceci fait perdre du fric aux hommes à qui elle est soumise.
Beyonce et Jay-z au Music Grammys
Nue mais lui est toujours habillé ! Féministe=croire en l’égalité des sexes, est-ce le cas ici? 
Les chanteuses Noires Américaines des années 1960 comme Aretha Franklin,demandaient le respect, et ne se focalisaient que sur leur talent. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Elles ne demandent plus le respect, car elles sont devenues féministes,et être féministe selon elles, c’est croire en l’égalité des sexes, mais ce qui est étrange,c’est qu’elles sont toujours les seules à se déshabiller et à se rabaisser dans la débauche. Beyoncé danse nue,sur un pole dance devant sa fille de trois ans et son mari, mais personne ne dit rien. Lui, lorsqu’il chante avec elle,n’est jamais tout nu, ne se montre même pas torse-nu,mais est toujours vêtu d’un costume noir ou en t-shirt, jeans baskets sur la plage tandis que sa femme est en string. Ce que personne ne veut comprendre c’est que lorsque la reine danse sur Partition ou Drunk in Love lors d’une cérémonie hollywoodienne presque nue devant son mari, ce n’est pas pour lui qu’elle danse,mais pour tous les autres hommes qui s’imaginent être avec elle dans des postures rabaissantes,sales et avilissantes, donc au final, elle n’appartient même pas à son mari. Où est le respect? Où est l’égalité? Ce même Jay-Z qui est censé représenter la force et la virilité, qui se fait engueuler comme un moins que rien par (Robert de Niro en plein dîner de charité! ).

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Aretha Franklin, Candi Staton,Patti Labelle, Janet Jackson, Paula Abdul,Whitney Houston, Mariah Carey et même Madonna se sont fait seuls,mais ce n’est pas le cas de Beyoncé qui n’a jamais cessé d’être sous le joug d’hommes: son père,puis son mari,lui même soumis à des producteurs véreux. « Queen B »comme vous l’appelez ne s’appartient pas, son corps ne lui appartient pas,ses cheveux non plus,son image non plus,car des entreprises telles que Pepsi, L’Oreal ou autres ont misé sur elle. Si elle devient trop grosse,elle fait perdre de l’argent, qu’elle devra combler en faisant des tournées mondiales, bien que fatiguée. Cela est assez navrant de voir que personne ne se rend compte de l’humiliation dont Beyoncé est sans cesse victime, dès lors qu’elle doit danser en petite tenue devant des hommes pervers mais surtout devant sa propre fille. Il suffira de mettre les lettres  » F E M I N I S T » derrière et HOP! Le coup de génie!

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Il n’est plus question d’invention, il n’est plus question de « changer le game« , non, nous ne sommes plus à ce stade. L’heure est au bling-bling, aux talons, aux manteaux de haute couture, aux tissages blonds, aux nez refaits, au métissage, à la peau claire presque translucide dans l’optique de gommer toute marque raciale trop poussée, qui rebuterait le client Asiatique, Arabe, Africain (quoique,trop pauvre),Latino ou Blanc, devant IMPERATIVEMENTse retrouver dans les traits et l’aspect physique des nouvelles chanteuses blacks reines de la pop music et du rap ! Nos anciennes gloires vieillissent, n’ont plus la côte ou meurent tout simplement. Quand je pense que l’on évaluait la grandeur d’un artiste en fonction de son talent,mais surtout de son impact dans l’industrie et dans l’art d’une manière générale,et que toute cette magie a été détruite au profit du visuel et de la « popnographie », du fric et du m’as-tu vu. Il y a 24 ans maintenant, Mariah Carey sortait son premier album, elle allait régner sur le r’n’b et allait redéfinir les codes du genre pour les générations qui allaient suivre. Whitney Houston avant elle avait gardé les traditions du gospel, de la soul vintage, pour rajouter une touche plus r’n’b,plus moderne et plus agressive. Michael Jackson avait gardé la formule « James Brown » en alliant le chant et la danse,la composition,et l’innovation, pour la changer à sa sauce et révolutionner le monde audiovisuel pendant près que quarante ans. Janet Jackson était devenue,avec Paula Abdul bien que non Noire, la première Noire à définir les codes féminins d’un « show », et son influence perdure encore,car Britney, Christina, Ciara et autres continuent de la copier. Mais Madonna est arrivée,et la visionnaire du vice avait compris que l’industrie était vouée à l’échec,et que bientôt,les nuls,les moches,et les voleurs comme elle perceraient malgré leur manque de talent évident. Mais,cessons de nous plaindre, « everybody calms down », nous sommes au 21 ème siècle, il faut innover et vivre avec son temps! La transsexuelle est la nouvelle femme, la catin est la nouvelle féministe,et le mac reste le patron.
La touche de Steevy : Triste Réalité!
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