On ne va  pas y aller par quartes chemins, le dernier album de Coldplay, cinquième projet de la formation anglaise est un superbe raté et ce n’est pas la mine déglinguée de Chris Martin qui hurle partout ses doutes quant aux futures ventes de l’opus  qui me contredira. Mylo Xyloto présenté comme un opus concept raconte l’histoire de deux adolescents qui tombent amoureux dans une mégalopole futuriste et qui se font pourchasser par un groupe appelé les Lost Boyz. Si le ridicule de ce scénario de ticket caisse ( fort mal amené par ailleurs) pourrait par certains aspects ( ne me demandez pas lesquels, pardon divin.. crise économique.. Sarkozy? que sais je ?..) être pardonnable. Les mélodies caduques, les envolées lyriques ratées ou encore les textes franchement peu recherchés et répétitifs ont vite fait de totalement discréditer les 11 titres de ce projet.

Car ne vous y trompez pas,  Mylo Xyloto, M.M.I.X, A Hopeful Transmission ne sont que d’inutiles instrumentales de 30 secondes certainement mises là pour faire beau sur la quatrième de couverture du disque. Là où le bas blesse, c’est que ces 3 « morceaux » sont beaucoup plus agréables que des chansons censées être soigneusement  apprêtées par les4 garçons. On se serait par exemple franchement passer des gémissements de Martin sur «  Us Against the World », de l’antithétique et torturé  » Up With The  Birds » ou encore du risible duo avec la gueuse des barbades «  Princess In China » qui sonne comme tout ce qu’on aurait pas voulu sur le prestigieux  » Viva La Vida Or Deatth With All His Friends. »

C’est d’ailleurs vers cet album qu’on a envie de se tourner une fois l’écoute de Mylo terminée car même ses meilleurs titres , qui ne sont rien d’autres que les moyens singles ( Paradise, Every tear Is a waterfall) sonnent comme des versions ramollies de ce projet où le rock un peu souterrain du groupe s’alliait à la perfection à une pop épique et fédératrice que leur jalousait follement tous les fans de U2.

Charlie Brown et sa dantesque rythmique, la splendide immersion qu’il permet dans le monde cinématographie 90’s, un brin tarantinesque, un poil rêveur est à noter comme seule lueur d’espoir dans le travail  d’un groupe en perte réelle d’inspiration. S’il fallait faire écho avec un succès de leur nouvelle meilleure amie, on dirait  » Good Group, Gone Bad » et vu qu’il semblerait que Chris ait encore assez de lucidité pour évaluer la qualité de son travail. Le temps de quitter les choses avant qu’elles ne les quittent semble être venu.

A méditer.

Triste Réalité!

Ah ils ont repris la chanson de leur nouvelle copine, à défaut de ne pas avoir de numéro 1 au Hot 100: on se console comme on peut.. Amour ou niaiserie? A vous de décider.

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Je passe mon tour, tout ça ça me donne des crampes d’estomac.