3eme principale sortie de MyMajor Compagny après Joyce Jonathan et Gregroire. Irma, a en un seul weekend trouvé l’argent nécessaire à la production de son disque, établissant ainsi un sans précèdent record dans l’histoire du label. La jeune camerounaise qui avait été découverte grâce à la toile est ensuite allée  aux usa enregistrer son premier opus avec Heny Hirsh (producteur de Lenny Kravitz). Un premier essai  qui ne l’a, de retour à paris, pas réellement séduite.

Amoureuse de la simplicité et vouant un amour  tout ce qu’il  y a de plus sain à la guitare. C’est avec quelques amis et dans une petite cave qu’elle a épuré  le son de ce premier album Letter To The Lord, résolument intimisme.

La jeune fille au timbre mi sucré, mi cristallin prouve qu’elle sait manier les genres, faisant non sans grâce vagabonder les mélodies de sa naturelle pop/ folk vers du gospel ou encore de la soul.

Les textes savamment écrits  (et souvent drôles) coulent pour la plus part sur des rythmes efficaces et précieusement menés à  l’image de  Watchin Crap On Tv qui a des allures de Chinese de Lily Allen, End Of the Story où elle parle de la difficulté de faire le deuil d’une relation et encore Their Truth pour son coté 70’s délicieusement fédérateur.

I Know le premier single, bien que sympathique pèche par un refrain mou du genou et se trouve finalement être peu représentatif de la fraicheur que ce petit bout de femme dégage le long des 12 titres.

Mr Love, quand à lui clôt remarquablement l’album sur une note plus  soul,moment  de nous rendre compte  et d’affirmer qu’Irma est bel et bien une fille de son époque, juste un peu (beaucoup ?) plus douée que les autres.

Au vue des catastrophes que sont leurs précédentes sorties, Mymajor company devrait etre ravi de tenir en main cette fille qui ne devrait cesser de nous surprendre….

14.5/20.

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