Ça fait un moment que Raheem Devaughn nous avait promis une transition vers un son plus R&B. Après le très bon «  Love and War Masterpeace » il y a 3 ans, le chanteur avait montré une claire volonté de s’émanciper de la soul suave et mature avec laquelle il s’était présenté au public.

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Avec «  A place called Loveland » qui arrive après la mixtape «  Destination Loveland » : le crooner s’accomplit. Malgré le fait d’avoir été lâché par sa Major Jive, et donc d’avoir été obligé de créer son propre le label, l’homme a su conservé un réel objectif de qualité dans son travail. Dans ce 4ème album, il se veut plus sentimental, plus sensuel, sexuel même,dans les règles de l’art musical qu’il tient à pratiquer.

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On le ressent dès les premiers instants avec le premier single « Love Connection ». Un beat simple, cintré radio, peut même un peu trop. Si Miguel aurait facilement pu faire du titre un tube, ce n’est pas forcement ce à quoi on été habitué avec Raheem, la facilité nous déconcerte avant de nous séduire.

En effet,le titre dispose d’un refrain éminemment addictif et puissant qui s’infiltre posément en vous mais dès qu’il y est, impossible de le sortir de la tête. Même impression avec » « >Ridiculous »> », le deuxième single rédigé par Ne-Yo rappelle le meilleur du R&B masculin de la fin des 90’s. Son falsetto porte à merveille les refrains emplis de douceur. Une chanson à vous donner envie de vous réveiller amoureux tous les matins, à l’instar de « Greatest Love« .
C’est une autre bombe du projet où il est soutenu en background par Jazz du groupe Dru Hill. »>C’est d’ailleurs le petit bémol de la chanson, c’est à dire qu’elle est excellente mais construite de telle sorte qu’on pourrait venir à regretter le fait de ne pas y entendre le timbre grave et ravageur de Sisqo. Le titre étant typiquement le genre de chansons qu’on trouve dans les opus de son groupe et qui lui vont à ravir.
Cependant Raheem ne démérite point et surtout ne s’abandonne pas totalement au Rythm and Blues old school. Il nous garde quand même quelques sons souls épurés comme le sympathique  » Complicated » ou encore le délicieux  » Pink Crush Velvet » que lui compose Mario Winams, histoire de faire en sorte que l’ensemble garde ne sombre pas dans la monotonie.

Un pari réussi car« A place Called Loveland » est un peu l’histoire d’amour tel qu’on la conçoit dans les premiers jours. Beaucoup de sensualité, beaucoup d’amour, du dialogue aussi mais surtout une certaine insouciance. Le mélancolique et valeureux « Maker Of love« qui renferme l’album met parfaitement cet état de fait en exergue, nous  laissant charmer et rêveur quant aux futures aventures, les nôtres, mais aussi surtout celles du crooner.

15/20.