Il faut se méfier des filles de la soul qui débarquent  offre un 1er album bien produit, bien sympa et puis disparaissent pour aller  faire la fiesta avec le trop plein de sous que leur aura rapporté ce même album.

C’est une des raisons pour laquelle, j’ai énormément de mal à partagé tout l’enthousiasme ou le fanatisme que la planète musicale voue à Lauryn Hill. Quand on fait un excellent album, pour s’entériner, pour s’améliorer. Il faut selon moi, repassé à la casserole et non aller s’enfermer dans une secte et vivre sous les bénéfices de ce même album pendant prés de 15ans. C’est  beaucoup trop facile sinon. Ce qui fait aussi la valeur d’un artiste, ce sont ses hauts et ses bats et ses évolutions ou différentes explorations de sa personnalité artistique au fil des années. On ne peut pas avoir réelle estime en ne présentant qu’un essai. C’est injuste et illégitime auprès des autres selon moi.

Enfin dans le cas present. Nous allons parler de Leela James qui avait en 2005 sorti : A Change Is Gonna Come » .  Un très beau premier album aidée par Chucky Thompson, Raphael saadiq, Kanye West ou encore Wyclef.  Elle fut accalmée par les critiques et même si peu le gros succès ne fut pas au rendez vous. 300.000 personnes décidèrent de se procurer l’album et ses perles.

300.000 ce n’est pas beaucoup mais ce fut apparemment assez pour permettre à Leela de décemment vivre pendant 4 longues années où nombres de fans du genre l’attendaient comme un messie  avant  qu’elle ne nous revienne l’an dernier  via un album de reprises aussi triste que médiocre et inutile.

Le score du 1er opus fut cette fois divisé par dix et on se doute qu’hormis le fait que le label lui ai foutu une certaine pression : Ces chiffres furent plus qu’insuffisants pour prendre congé des micros et aller mener la bella vida tout en gardant son image de fille hyper talentueuse. Elle s’est retrouvée au pied du mur, obligée de livrer un opus qu’elle a choisi de nommer «  My Soul », pour ne pas faire dans le cliché et lancé par le titre «  Tell me u love me ».

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En fait  pour qui n’est pas réellement préparé. Cet opus de James prête plus à rire qu’autre chose. Jamais encore visuel et titre n’auront aussi bien représenté un album. Seule face à elle-même et sans la grosse machine productive du 1er essai. James nous offre une caricature de ce que fut son 1er travail et plus généralement de ce qu’est la  soul même.

My soul peut-être assimilée à son prédécesseur ( Let’s Do it again) , vu qu’au fond y résident le même esprit.  On nous pond des choses soul hyper simplettes, fausses et horriblement surchantées  dans le but de faire croire qu’on maitrise son sujet hors que ce n’est pas du tout le cas.  Le mot finesse est absolument inconnu dans le monde de la fille qui commence son album par «  I Ain’t New To This » pour le finir par «  It’s Over ». C’est lourd, rabâchant et on peine réellement à trouver quoi se mettre sous la dent dans cet amas incongru de médiocrité.

Tell me U Love me, Mr. Incredible  Ms Forgetable, et Supa Luva sont globalement les seules choses réellement abouties sur cet album qui mettra au grand jour , la sans pareille absence de tact et de discernement que referme cette fille .

7/20.