Il ne faut pas faire confiance à Avril Lavigne. C’est le genre de personnes qui ont toujours de  grandes phrases et qui pointent systématiquement aux absents lorsque le moment vient de les appliquer. La chanteuse pop n’avait cessé d’accuser son ancien label RCA d’avoir fait de son dernier album «  GoodBye Lullaby » un  projet commercial loin de son idée de base qui en plus avait fini par ne pas séduire le public. On s’attendait donc à ce qu’en quittant ce label pour Sony, elle nous propose le projet mature et réfléchi qu’elle semblait promettre et pas du tout.  » Here’s To Never Growing Up » porte bien son nom vu qu’on est dans la gamme des singles pop calibrés radios et très peu matures qui caractérisent la chanteuse depuis une dizaine d’années.

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Son accent est de plus en plus bizzare, elle est canadienne mais sonne comme une campagnarde  anglaise, c’est  curieux et stressant et puis surtout ça ne ça ne correspond pas du tout au titre. Ce nouveau single est encore plus faible et daté dans son  genre que  » What The Hell » et pourtant il accuse les mêmes ambitions commerciales.  Avril propose de la pop répétitive et datée qui ne la met pas au dessus d’une fille comme Kesha  mais toutes choses comprises, ce n’est pas un crime. Les fans de la pop clinex pourront se détendre dessus cet été avec ce petit coté nostalgie  émis dans les couplets plagiés sur son titre  » Complicated » mais artistiquement, elle ne grandit définitivement pas.

Elle reste toujours une petite fille de 16ans dans sa manière de se comporter, dans ses visuels et dans la musique qu’elle propose malgré près de 15ans de carrière. Il ne faudra pas s »étonner si ce nouvel album reçoit un accueil aussi glacial que le précédent. Les gens seront peut être prêts à dépenser 99 centimes pour écouter une chanson qu’ils ont déjà attendu 10 fois mais personne n’a envie de donner de l’agent pour écouter une dizaines de titres  dans l’exact esprit  des précédents abums, avec les mêmes paroles immatures et surtout une voix complètement pétée.

Cher Avril, si tu me lis, il est temps d’arrêter l’alcool.

Triste Réalité!