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Avec cette semaine, le retour de R&B Divas L.A où va retrouver Lil’ Mo, Chante Moore, Chrisette Michele ou encore Leela James et Mi’chele. Il était d’une certaine manière important de revenir sur l’ensemble des télé-réalités sur les chanteuses de r&b et de voir quel est le réel impact qu’il y a eu sur leurs carrières.

En effet, le modèle ou plutôt l’idée de la télé-réalité restauratrice de carrière dans le R&B a été relancé par Monica en 2010. Après l’échec assez immérité ( car l’opus est de bonne qualité) de son album The Makings Of Me et après de 2 ans de galère où elle a plusieurs fois failli être mis à la porte de son label, la chanteuse a décidé de mettre sa vie à l’écran, montrer son combat pour son retour sur le devant de la scène et le public a apprécié avec l’album Still Standing qui a été disque d’or avec un gros succès pour le premier single Everything To Me. Ensuite, ça a été au tour de Fantasia de suivre la même voie et de tirer son épingle dans un jeu que Keyshia Cole elle pratique depuis 2006 avec un show où toute sa famille fut mise à l’écran.

Ce sont ces chanteuses qui ont principalement démocratisé le retour de la télé-réalité dans le r&b, parce qu’elles étaient signées sur de gros labels, quelques fois en difficulté et que cette manœuvre leur a permis de s’en sortir. Quelques mois après donc, toutes les autres ont commencé à suivre, à commencer par Brandy avec Family Business et surtout Toni Braxton qui a traîné ses sœurs dans Braxton Family Values. Les chaînes de télé ayant vu que le filon marchait sont ensuite allées chercher bon nombre de chanteuses r&b sinistrées des années 00′s ou de la fin des 90′s. Une idée qui n’était pas mauvaise sur papier, ces filles étaient pour la plupart d’entre elles tombées dans l’oubli et personne ne connaissait leur histoire, le pourquoi du comment ça n’avait pas fonctionné pour elles.

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Les franchises comme R&B Divas ou encore Love and Hip Hop leur ont donc d’une certaine manière permis de revenir sur le devant de la scène et de se retrouver quelques fans. Une bonne démarche donc à la base car depuis les années 2010, on sent qu’il a ce besoin plus ou moins sain chez les gens qui achètent des disques de savoir tout sur l’artiste. C’est d’une certaine manière, une évolution logique. Aujourd’hui, tout le monde peut se procurer n’importe quel album gratuitement à n’importe quel moment sur la toile. La personne qui achète ne soutient pas seulement la musique, mais il veut soutenir l’artiste, la personnalité, l’ensemble, le tout. C’est peut être là que le bat blesse, et c’est ce qui crée finalement le danger dans ce genre d’émissions.

Les producteurs veulent de l’audience donc ils créent des situations rocambolesques, du drame pour que les gens regardent et la musique, le talent des chanteuses passent en grande majorité au second plan. Ou alors dans les cas qui réussissent, c’est principalement parce qu’elles sont les instigatrices de ces drames comme Tamar Braxton ou K.Michelle qui ont pu signer dans les labels après s’être comportées comme de parfaites quartiesardes dans leur show télé respectif. On ne peut pas leur enlever qu’elles sont chacune talentueuses et auraient mérité d’avoir des contrats, MAIS on est aussi obligé de reconnaître que c’est parce qu’elles ont fait le show, se sont mises en scène, souvent même de façon très vulgaire ou égocentrique qu’elles en sont arrivées là. Les autres, Syleena Johnson, Keke Wyatt ou même Chante Moore ne méritent pas moins d’exposition , elles en méritent même peut être plus en terme de pure musicalité, Chante Mooore étant par exemple un monstre vocalement, mais elle n’est pas excentrique. Elle n’est pas fo-folle, n’a pas de répliques bien sanglantes à balancer à ses amies et c’est pour ça qu’on ne la signera pas.

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D’ici, on pourrait se dire » bien fait pour elles, elles n’ont qu’à être plus divertissantes! », mais encore une fois, ce sont des chanteuses, pas des bêtes de foire et encore moins des actrices. De plus, on a pas encore le recul nécessaire pour voir si les succès décrochés par ce genre de moyens sont réellement durables. Tamar a vendu 400.000 exemplaires de son second album solo et K.michelle environs 190.000, c’est pas mal, dans leurs deux cas, c’est totalement inespéré, mais le plus dur , c’est maintenant. L’effet de surprise étant passé pour Tamar, est ce que les gens la suivront encore pour le 3ème album solo ? Pourra t-elle avoir une carrière musicale sans Tamar and Vince ou Braxton Family Values? Pareil pour K.michelle, comment va passer la suite sans Love And Hip Hop? Est ce que les gens vont les suivre pour leur talent quand ils seront fatigués (car ça arrivera) de les voir se battre ou raconter des conneries avec tout ce qui bouge. C’est la grande inconnue.

Autant on apprécie le fait de revoir toutes ces chanteuses un peu plus souvent ( un gros shout up à Claudette Ortiz qui a vécu l’enfer et qui est toujours sur place, ma chérie, saches que Steevy t’aime), autant on a quand même l’impression que musicalement et sur le long terme, ça ne leur servira pas tant que ça.. et ce même si on se plait à espérer le contraire.

Triste Réalité!