Chrisette Michele répond aux attaques  suite à sa prestation pour Donald Trump en musique avec  la chanson « No Political Genius« .

Depuis jeudi dernier, c’est l’affaire qui affole les réseaux sociaux. La chanteuse a accepté de chanter à l’inauguration du nouveau président américain. Une annonce qui  a choqué des milliers d’afro-américains, qui se sont sentis trahis par la décision de Chrisette, qui offre sa voix à un homme contre lequel ils ont voté à 89%.

Elle disait qu’elle voulait le faire pour représenter sa communauté, mais cette communauté  ne voulait pas y être représentée. Elle a été  bombardée de messages lui disant qu’on ne combat pas le KKK ( qui soutient officiellement Trump et qui a défilé plusieurs fois pour sa victoire) en les rejoignant.

Le très grand réalisateur Spike Lee a réagi, exprimant sa déception. Il a dit qu’il comptait utiliser l’un de ses titres pour sa nouvelle série sur Netflix, mais ce ne sera plus le cas. Il ne veut plus avoir affaire à elle.Le président de 22 radios urbaines adultes américaines ( le seul format qui la soutient) affirme aussi que toute sa discographie sera bannie des radios, même ses anciennes chansons. D’autres artistes comme Quest Love ou encore Talib Kweli (qui ont travaillé avec elles) ont aussi exprimé leur déception et son manque de réalisme.

Afin de réponse à tout cela, elle vient de proposer une nouvelle chanson « No Political Genius ».

Elle récite en réalité un poème pour se défendre :

«  Je suis la chanson noire que Spike Lee ne chantera pas / Je suis la voix noire d’inauguration des cloches sonnent / Je suis le mouton noir déguisant le loup peur / Non Je suis l’éléphant noir dans la salle rouge, effrayé a secoué / La Maison Blanche m’invite , Vous pouvez m’appeler leur coon / Je suis le papillon grandissant du cocon de l’esclavage / Je porte le manteau avec Dieu comme mon goon / Il fournit le soutien de la vie, Je meurs de chanter son air,  »

Elle essaie d’assumer et donc quelque part d’être celle qui en bénéficiera  au cas où les actions de Trump s’avèrent meilleures pour ma communauté afro-américaine. Le titre n’est pas intéressant et le message en plus d’être pompeux est bateau. Elle n’a ni le statut, ni la posture d’avoir les intentions qu’elle pretend. On peut lui reconnaitre un certain courage et une pugnacité, mais elle n’est pas animée par une idéologie, mais par plus par l’appât du gain.  Un choix périlleux, sachant que même si elle a été bien payée pour cet évènement, si le boycott annoncé s’opère réellement, elle risque de le regretter  amèrement au cours des prochaines années. Le public noir étant le seul qui lui restait… et l’Amérique de Trump ne sachant pas et n’ayant jamais su qui était Chrisette…

Triste Réalité!