On peut dire ce qu’on veut, on peut ne pas du tout aimer l’artiste ou n’avoir de réelles afinnités avec elle, il est cependant impossible de nier  Mrs carter a hier frappé un gros coup. Une sortie d’album venu de nul part, à minuit sur Itunes. Elle a mis fin au supplice de ses fans qui attendaient depuis de nombreux mois en se comportant comme une èspce de mère noel. Un album et pleins de clips, le tout superbement soignés mis à disposition sans aucune prevention, il n’y avait plus qu’à consommer. A l’heure d’internet où la majeure partie des opus filtrent avant leur sortie et où il y a toujours uelqu’un uelque part pour faire filtrer quelque chose, la performance est clairement remarquable. Hormis les titres de quelques chansons ( Xo, Drunk In Love) et l’assurance qu’elle tournait des videos, on ne savait rien. D’un seul coup, on a été assaili d’infromations, de musique, de videos, de Beyonce et ça été formidable comme procédé. Il y avait aussi cette fraicheur qui nous rapellaient les bons vieux jours. On est revenu à cette époque où n’avait pas forcement internet et on decouvrait les sorties d’albums en allant  soit à la fnac, soit en tombant sur une affiche dans le café du coin. C’était comme revenir dans le parc d’attraction de son enfance et d’avaler une barbe à papa, du coup l’idée en elle même nous a fait du bien. On en avait deja revé et on aurit tous voulu que notre chanteur ou chanteuse favorite pense à nous de cette manière.  Les membres de la beyhive étaient heureux et  ça  a forcé une sorte d’admiration pour Beyonce. Le celèbre Times Magazine a même regretté d’avoir nommé quelques heures avant le pape comme personalité de l’année.. à sa place.
Il faut dire que même si la déclaration est un peu exagérée, elle n’est pas totalement débile. Dans le monde de la pop féminie mainstream, on en parlait dans cet édito, on manquait de fraicheur, d’originalité dans la musique et surtout de bonnes idées. On avait fini par abbandonner et alors même qu’on l’avait fait en priant pour que 2014 soit meilleur -j’avais préparer un article avec Beyonce pour les sorties 2014- avant que finalement ce 13 Decembre ne transforme en un nouveau  » B’day ».
Cependant, on savait aussi depuis un moment que Beyonce préparait un projet avec une mise en place similaire à celle de Jay-z ou encore de Kanye West. Le partenariat avec I-tunes avait meme été évoqué plusieurs fois au cours des derniers sur differents forums. Il y avait une claire volonté pour elle de briser les codes actuels et de rejoindre le groupe de son mari et de ses amis qu’il qualifiat lui même de « New rules ».
Ce n’est donc pas en soit une idée avant-gardiste mais un joli mix de ce qui avait été fait avant .
La pochette par exemple est minimaliste comme l’ont été celles de Frank Ocean, Solange, Kanye West avec « Jeezus » ou même d’une certaine manière aussi celle de Jay-z avec  » Magna Carta Holy Grail ». C’est a dire que ce sont des visuels super simplistes qui tendent à mettre la musique en avant de manière claire : « Pas de fioritures, nous vendons notre art ».
Pareil pour la date de sortie précipitée sans rien derrière, on a vu frank Ocean le faire 2 semaines pour  » Channel Orange » sans être connu et vendre 115.000 en première semaine. On a vu The Weeknd le faire avec un album disponible gratuitement sur la toile avec sensiblement les mêmes scores et Kanye West et jay-z avec des procédés tout à  fait similaires ont retrouvé ( surtout le second) une grande partie de leur public ce jour là. La vérité est que c’est une methode qui fait vendre. Quand on a les codes actuels du public indé-urbain et qu’on dévoile un projet de la sorte. c’est la meilleur promotion possible car toute la toile en parle.
Beyonce ayant en plus marqué l’année avec l’album-le-plus-attendu qui n’arrivait pas. Le fait de le balancer comme ça sur la toile ne  pouvait pas assez inapercu, loin de là. A la vérité, c’était la seule methode pour elle de proposer son 5eme album en resuscitant un réel interet.
Une promotion classique avec un premier single, un clip, une attente, etc.. aurait finalement renforcé cette idée selon laquelle, elle avait du mal à se repositionner sur la scène musicale. Hier par contre, elle est passée pour la femme reflechie, limite mackivélique qui a fait souffrir tous ses fans avant de leur livrer le cadeau qu’elle voulait leur offrir, au moment où elle voulait le faire.
L’opréation n’aurait cependant pas été pleinement « reussi » si musicalement ça n’avait pas suivi et c’est là encore une fois qu’elle a  été plutot maligne.
EN 2012, on a tous cru avec la fin de l’electro que le R&B qu’on connait classique reprendrait le dessus sur la scène musicale: ça n’a pas été le cas. Petit à petit, ce sont les artistes indépendants urbains qui sont imposés. Frank Ocean, The Weeknd, Lana Del Rey, Banks, Jhéné et même Drake qui s’est  lui beaucoup servi  de cette vibe. Pas de gros gros tubes pour eux, pas beaucoup de promotion mais des univers bien cintrés.  Une sensibilité, une façon des histoires très crument sans oublier de rester touchants. Ils n’ont pas peur de dire « Fuck » dans une chanson d ‘amour et on leur pardonne parce que chacun d’eux semble avoir une ame.  C’est chanté très doucement, souvent de manière langoureuse, même sexuelle et ça des allures de rebellion mais pas trop non plus, parce qu’il faut dans le même temps garder ce coté « coeurs d’enfants qui s’en defendent.. ». C’est un système qui plait et qui a su toucher un public  » INTERNEt », c’est à dire que ce sont eux qui dominent cette scène avec.. les rappeurs.
Tout ce qu’il manquait, c’était finalement un relais sur la scène pop mainstream. Une chanteuse ou un chanteur old school capable d’incarner cette mode sans paraitre totalement fake ou
Chhroique de l’album  » Beyonce ».

C’est là que  » Mrs Carter » et cet album  » Beyonce » interviennent. Adieu les hurlements poussifs et souvent désagréables  qu’on retrouvait sur  » 4″, les productions pop mainstream bancales et oubliables qui  peuplaient « Sasha Fierce » ou encore les productions pas très abouties de  » B’day ». Tout est parfaitement léché, pensé avec »  Beyoncé ». Il y a de la symétrie, une coherence et une unique ambiance sans qu’on ne tombe non plus dans l’ennui. Chaque titre réussit à avoir une proprieté sans toutefois se deconnecter completement des autres. L’opus demarre  avec » Pretty Hurts », la chanson la  plus pop, peut être aussi la moins interessante. Une ballade rédigée par Sia qui s’écoute sobrement, mais qui ne s’érige pas de part son originalité. Peut etre était ce aussi là  un moyen pour elle d’assurer une liaison pas trop brutale entre cet album et l’esprit du précedent. Dans tous les cas, la chanson fait pale figure face au subtil  et bien nommé » Haunted ». Le titre est construit comme quelque chose qui aurait pu s’echapper des maquettes de Lana Del Rey, mais ce n’est  pas grave. On se laisse porter par son ambiance delicieusement catasysmique. Un chaos aux legeres sonorités electro tout ce qu’il ya de plus charmant. Une revolution laconique, sombre mais propre. « Drunk In Love », la 3eme chanson de l’album où retrouve naturellement Jay-z est de son coté une fantasique chimère urbaine. La production n’est pas des plus accessibles, on est loin de l’éfficacité d’un  » Crazy In Love » mais  le titre resolument urbain degage une indéniable mélancolie, une sympathique furie. Les refrains particulièrement addictifs laissent place à des couplets langoureux auxquels le rap de Jigga s’accorde parfaitement.  Irv Gotti n’avait pas menti, un petit plaisir à’ l’instar du suivant  » Blow ». On imagine qu’il y a du avoir des tonnes de versions de ce titre et que ce n’a pas oujours été facile de mettre Pharell vs l’équipe Timbo/Timerlake/Fauntelroy d’accord sur ce à quoi le resultat final devait ressembler. Et pourtant, on ne le ressent pas du tout. Cet hymne groovy et punchy sera surement l’un des serieux arguments de ventes de cet album dans les mois à venir. Le rythme est sucré et imparable, et on retrouve dans sa manière de poser des petit accents de Solange,ce qui est loin de nous déplaire. La petite soeur a clairement inspiré la grande sur ce coup-ci, d’ailleurs plus tard dans l’album, on l’entendra dire  » My Pather told .. my sister told ».  Il est en effet certain que l’audace artistique de la benjaminde du clan sa servi à Madame carter plus adacieuse, moins lisse. D’ailleurs  » No Angel » ‘qui aurait facilementpu e trouver sur l’ep  » True » le prouve.  Ensuite le trio  » Jealous-Rocket-Mine » est sans doute le moment le plus fort de l’album. Sur la première