La chose la plus difficile dans la carrière d’un artiste est très certainnement de recevoir un revers de la part du public lorsqu’il lui offre le meilleur de lui meme. Certains reussissent à s’en remettre comme recemment Nolwenn avec son album de reprises, mais d’autres à l’instar de Mya ne s’en remettent jamais.

Moodring en 2003 est très certainnement un des albums de rnb/pop féminins les plus aboutis de la dernière decennie. Mya avait sur cet album montré les multiples facettes de sa riche personalité artistique qui lui permettait d’assurer autant sur des mid tempos classiques ( Fallen,Take a picture,After Rain,) que sur des up tempos rythmées  aux influences diverses comme le très 80’s  » Sophisticated Lady » ou l ‘orienté dancefloor  » Whatever Bitch ».

Avec un tel album, elle montrait qu’elle n’était pas qu’une simple passante et qu’à l’instar d’une Janet, elle savait à merveille se servir des atouts que lui permettaient la faiblesse relative de son timbre vocal. Malheureusement, promotion de merde oblige, malgré le succés du 1er single avec Missy  » My Love Is Like Whoa », l’album n’a pas pu faire mieux qu’une certification or là où il aurait mérité une double platine minimum,plongeant la chanteuse dans une periode noire qui n’est apparemment pas prete de s’arreter.

En effet, Liberation(2005) & Sugar & Spice (2008) sont clairement anedoctiques comparés à leur  illustre predecesseur. Le premier étant un mauvais ramassis de demos sortis au mauvais lorsque le second est un piètre retour de la chanteuse, au son un peu sans envergure que contenait son premier opus.

Image de prévisualisation YouTube

En ce debut de nouvelle decennie où on la voit se diriger vers un son pop/dance qu’elle a du mal à gerer. On comprend par la meme occasion,la perte de son ambition quand à revenir à la qualité de cet album qui devrait donc rester unique dans sa carrière.

Les nouveaux titres The Fabolous Life ( très J-Pop) et le single dance  us Love Is The Answer -dont on a un extrait – mettent en exergue cette perte d’ambition et meme s’ils se laissent écouter : On a mal de savoir que cette fille au demeurant talentueuse finisse de la sorte.

Triste Réalité !