« Guilty Conscience« , c’est l’album qu’on n’attendait plus… ou presque. Annoncé depuis 2010, le successeur de ‘Round 2 » n’a finalement pu voir le jour que cette année. J.Holiday a en effet connu un passage à vide, changement de label, d’équipe et très logiquement aussi de façon de travailler. Toutes ces mutations lui ont permis  d’atteindre une certaine maturité, un recul dans la conception de  ce 3ème opus solo.

Image de prévisualisation YouTube

Un album signé donc  sur son propre label, qui n’a cependant pas grand chose à envier à ses précédents projets en terme de qualité. Bien sur, on a rien d’aussi léché et accessible qu’un Bed, on a pas ce tube instantané suave et dévastateur qui vous enivre dès la première seconde pour ne plus vous sortir des pores, mais « Guilty Conscience » ne manque pas de saveur pour autant.

Image de prévisualisation YouTube

La voix du jeune homme a muri, ses ambitions par contre sont les mêmes. Nahum Grymes (de son vrai nom)entend toujours nous livrer un R&B sexy, sensuel, voire fusionnel porté par son magnifique falsetto. Le premier single  « After We« , ode dantesque au plaisir à deux, donne le ton d’un projet qui comporte très peu de fausses notes. C’est non sans élégance que le garçon revêt le costume de l’homme habile, et ce même quand il faut aborder les doutes émotionnels. Les influences sont claires, Marvin Gaye (Dumb), El Debarge ou encore  R.Kelly sur le succulent « HomeWrecker« , mais ce n’est aucunement gênant.

Au contraire, c’est bien la preuve que J.Holiday reste un talent brut, capable de recycler ses grands frères sans perdre de vue une seule seconde son objectif de modernité et d’éfficacité.

Image de prévisualisation YouTube
15/20.