Quand Jamie Foxx a dit en Octobre dernier, qu’il m’était fin à ses 5 années d’absence sur la scène musicale : on était sceptique. Sceptique tout d’abord parce que son dernier album « Best Night Of My Life » en 2010 fut une réelle déception et ensuite parce que le premier single du projet était une énième production de Dj Mustard.

Il était donc légitime de savoir quel était l’intérêt de son retour ? Quel était l’apport d’un tel talent sur la scène musicale s’il venait juste poser sur des productions de Mustard comme tous les autres.

Toutefois, au fil des singles « Ain’t My Fault » d’abord, « Baby’s In Love » ensuite, il a réussi à nous rassurer sur la nécessité de ce projet qui se compose quand même de 18 chansons travaillées aux côtés de Pharrell, Dj Mustard, mario Winams,  ou encore Boi1 da.

Hollywood : A Dozen of roses est donc un album.. enfin non parlons déjà du titre de cet album. HollyWood : A Dozen Of roses, un assemblage curieux qui ne veut en réalité rien dire tout. Il a dû vouloir appeler son album « A Dozen Of roses ( ce qui est très cohérent avec le son du projet), mais le label a surement voulu fourrer « Hollywood » en lui disant «  faut que les gens se rappellent que t’es l’acteur connu quand ils verront la pochette et le nom de l’opus« . Histoire d’exploiter le capital sympathie que lui vaut sa carrière cinématographique.

En réalité, l’opus s’éloigne réellement de cet univers. Jamie vogue entre plusieurs modes, plusieurs variétés de rnb. Il essaie de rester dans mère du temps sans paraître totalement déphasé pour un public adulte. Ce qui est une excellente démarche vu quelle s‘oppose totalement à celle du précèdent album. L’homme apprend de ses erreurs et propose un travail plus varié, plus musical aussi . Ceci est surement dû au fait qu’il n’ait pas confié la réalisation de la majeure partie des chansons aux hitmaker sur moment. Le titre « HollyWood » est à cet effet un des plus réussis du disque, car il possède une réelle ambiance qui ne dénote pas non plus avec le très radiophonique  » Baby’s In Love«  ou le plus timoré  » Like a Drum« . Les interludes « Dozen Roses » sont superbement réalisées et mènent avec diligence l’auditeur dans le projet qui grandit en maturité au fil de chansons. Leur représentation en chanson entière «  Another Rose » dans l’opus n’est cependant pas à leur hauteur, même si ça reste un titre sympathique. On préfère Jamie sur la fin de l’album avec la superbe ballade  » In Love by Now«  ou encore le profond «  Jumping Out The window ». Sa voix s’adapte parfaitement au format piano-voix sur ces titres qui ne révolutionne pas le genre, mais qui sont parfaitement cintrés. Tout comme le duo avec Fabolous, façon old school flava qui ferme l’album.

L’un des regrets sera peut être l’absence du titre  » Ain’t My fault » sur la première version de ce disque, car on y reconnait la patte voluptueuse et un poil sexy de Mario Winams, l’une des meilleures du projet. Un projet qui reste cependant assez scolaire, on ne peut pas dire qu’il se force beaucoup ou qu’il fasse un énorme travail de recherche.  L’an prochain, tout le monde ou presque aura oublié cet opus, mais il n’en reste pas moins plaisant et bien plus abouti que le scabreux « Best Night Of My Life ».

Il peut à cet effet être fier de lui sachant qu »il ne reviendra pas forcement à la musique de sitôt au vu des chiffres ( entre 22.000  et 24.000 ventes prévus en première semaine) et que l’opus sort surtout pour clore son contrat avec le label RCA Records.

13/20.

Triste Réalité!