L’une des choses qu’on ne peut enlever à Angie Stone, c’est sans doute aucun la constance de ses albums. On la voit moins depuis qu’elle a signé sur un label indépendant, sa promo est moins soignée et ses clips ne plus aussi classes qu’à la grande époque.. mais ses albums sont tous très travaillés hormis la faute de gout « Unexpected« . Elle réussit à chaque fois à créer un mélange de soul et de R&B bien tamisé, onctueux et efficace. Son timbre est l’un de ceux qu’on reconnaît entre mille et sa manière d’écrire, d’aborder les sujets de façon un peu tapageuse, mais fédératrice est l’une de ses forces qu’on retrouve d’ailleurs d’emblée sur le single  » 2 Bad Habits ». Un titre soulful sucré, mais pas trop, symétrique, mais pas carré et surtout très cohérent. Elle y fait le parallèle entre sa dangereuse addiction à son homme et son amour pour le vin. Présenté comme ça,ça sonne comme un vieux cliché, mais passé sous le timbre chaud et reconfortant de la diva, on obtient une subtile ode aux sentiments inspirés des 60’s qui fait écho à sa propre vie. En effet, Angie raconte que c’est le premier album qu’elle écrit en étant célibataire. On y retrouve ses griefs en tant que femme, ses déceptions, ses ambitions, mais aussi des perles funky-disco comme le titre d’entrée  » Dollar Bill » qui est suivi d’une très belle ballade «  Begin Again » où elle se fait accompagner par Dave Hollister. Une chanson policée et smooth qui sonne comme une résurrection. Avec « Quits« , elle nous donne un pinçant de soul aux influences gospel tandis qu’elle ouvre une rétrospective dans un esprit purement late 70’s sur « Think It Over«  que Kanye West aurait pu lui produire à une époque. La construction, la mélodie et l’interprétation de la chanson font penser à un classique de Gladys Knight confirmant ainsi qu’Angie, malgré son manque d’exposition ne manque pas de mérite, au contraire. Elle a sens imparable de la mélodie et une culture musicale qui n’est plus à démontrer, tout en étant profondément respectueuse de la tradition soul dans laquelle elle a toujours baigné. Et si l’auditeur a le moindre doute quant à cet état de fait, il n’aura qu’à se référer à la chanson  » Didn’t Break me » où on la retrouve totalement habitée par l’esprit Motown. Un titre accrocheur et optimiste où elle se projette dans l’avenir, pleine d’espoirs, de peps.. mais surtout de rêves.

Dream est donc un album léché et avisé qui n’a pas l’exposition qu’il mérite, mais qui apporte sans doute aucun son petit plus à une discographie déjà bien garnie.

15/20.

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