Aujourd’hui, on vous propose de regarder un nouveau documentaire sur l’histoire de Michael Jackson et de Prince, sur les liens et la rivalité qu’il y a pu avoir entre ces 2 icônes dans les 80’s. C’est un document Arte, portrait croisé de deux icônes planétaires qui dominèrent la scène musicale des années 1980 : Michael Jackson et Prince. Noirs, musiciens de génie et danseurs époustouflants, nés tous deux en 1958, ils se livrèrent alors à un prodigieux duel artistique.

« Faux jumeaux, éternels rivaux. À l’aube des années 1980, deux météorites, nées la même année (1958), enflamment la scène musicale par les deux bouts. Des artistes dotés d’un génie musical et chorégraphique hors du commun : légendaire moonwalk pour l’un, sensualité brûlante pour l’autre. Comme aucun musicien noir avant eux, le « roi de la pop » et le « prince du funk » happent le public blanc. Et s’imposent, en à peine deux albums, en icônes planétaires… S’appuyant sur des archives et les témoignages de leurs musiciens et managers, un retour groovy sur l’épopée de ces deux géants.

« Thriller » contre « Purple Rain »

Dans le sillage du label Motown des années 1970, c’est Michael Jackson, enfant prodige managé par la sévère figure paternelle, qui ouvre les hostilités : en 1979, « Off the wall », premier opus solo produit par Quincy Jones, électrise les dancefloors. Et propulse au firmament des stars pop le benjamin des Jackson Five à la voix haut perchée. Mais à Minneapolis, une voix féminine funky prépare la contre-offensive. Extravagante fusion entre Sly et Hendrix, Prince Rogers Nelson, musicien surdoué, dégaine « Dirty mind ». Manière de revendiquer le titre de « His Royal Badness » qui bientôt lui colle à la peau, comme ses spencers à col monté. « Controversy » (1981) et « 1999 » (1982) hissent l’héritier illégitime de James Brown au sommet des hits. Pendant ce temps, « Thriller » et son légendaire « Beat it » déferle sur le monde comme un raz-de-marée – l’album a battu le record de cent millions d’exemplaires vendus. Prince cultive l’ambiguïté sexuelle dans l’élan de la révolution gay en cours. Peter Pan asexué, le héros de « Billie Jean » cautionne le reaganisme triomphant. Conscient de la montée en puissance de MTV, Michael Jackson signe dans la foulée un clip historique de quatorze minutes. Prince rétorque avec « Purple rain »…

C’est un document intéressant qui montre assez bien le fait que ce sont 2 artistes très talentueux. Prince l’est surement plus en terme de pur musicien, tandis que M.J. avait un génie de l’efficacité évidente. Ils ont aussi 2 directions artistiques parallèles.
Là où M.J. est un produit du mainstream qu’il renouvelle, puis finit par suivre, Prince, plus mégalo, est dans une ligne artistique funky et claire qu’il ne lâchera jamais.
Michael suivait les modes pour rester dans le coup. Il s’adaptait aux producteurs des différentes époques, aux sons du moment (R.Kelly, Jimmy Jam, Terry Lewis, Rodney Jerkins); à la fin de sa vie, il était même en studio avec Akon et les Black Eyed Peas, parce que c’était les artistes qui cartonnaient à l’époque et qu’il tenait à rester sur la vague. C’était aussi sa part de genie, de réussir à s’adapter de cette façon.
Prince est totalement opposé à cette démarche. Il est seul, joue de tous les instruments sur ses albums et garde une réelle identité, une très forte identité, tout en réussissant à agréger des éléments actuels dans son son. Il produit des albums pour de nouveaux artistes, mais c’est toujours sous sa houppe et avec sa direction à lui, pas l’inverse.

Tout en étant géniaux tous les 2, ils s’opposaient réellement dans leurs directions. M.J. restait l’artiste pop mainstream, tandis que Prince revendiquait une totale liberté, ce qui fait qu’il a plus de 30 albums, pendant que M.J en a 6.

On comprend aussi pourquoi l’association sur « Bad » était si difficile, aussi bien au niveau des paroles que du son. D’ailleurs, la légende raconte que Prince, qui n’était jamais avare de piques, aurait déclaré au sujet de cet album :

« Bad de Michael Jackson s’appelle Bad parce qu’il n’y avait pas assez de place sur la pochette pour qu’il l’appelle « Pathétique ».

Toutefois, ce sont 2 artistes de légende qui auront laissé une empreinte indélébile sur la scène musicale.


Les précédents Moviefeelings.

[Moviefeelings] Documentaire sur la NewJack, le R&B et le Hip Hop des 80’s à nos jours.

[MovieFeelings] Documentaire sur Milli Vanilli : Lumière sur la plus grosse arnaque de l’histoire de la pop.