11 ans après son premier album et plus de 4 ans de teasing dans l’espoir d’obtenir un single à succès, Fergie a proposé aujourd’hui son second album Double Dutchess.

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Exclue des Black Eyed Peas, et du label Interscope, la chanteuse propose un disque porté par ses propres moyens et entièrement clippé. A la production, si Will.IAM reste présent sur plusieurs titres ( sachant qu’ils ont été enregistré, il y a 3 voire 4 ans), et qu’elle a rappelé PollowDadon ( Glamorous, London Bridge) ou encore Toby Gad, l’opus manque cruellement de tête d’affiche pour une pop star de ce calibre. Il faut dire que Fergie Feg a du mal à se trouver un véritable positionnement. Sur son premier album, Interscope avait eu l’idée de suivre tranquillement le schéma de Gwen Stefani, qui venait de cartonner avec ses albums. L’ex BEP s’était donc totalement inspirée de ce créneau de la chanteuse pop « blanche » déjantée,  touchant au hip hop et à la pop avec des visuels souvent délirants, parfois extravagants, mais globalement assez efficaces. Dans la mouvance et la frénésie de l’époque, cela a fonctionné, mais ne lui a pas donné une assise suffisante sur la scène. Pire encore, lorsque Gwen est revenue en 2013 et a montré qu’elle avait du mal à se renouveler pour finir par vraiment s’effondrer avec le disque This What The Truth Feels Like, elle a incité indirectement forcé Fergie à repensé son modèle. Malheureusement Double Dutchess montre qu’elle n’en est pas capable.

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En effet, Double Dutchess a une grande qualité, c’est qu’il porte bien son nom. Elle a en effet voulu refaire son premier disque en l’accordant aux sonorités tendances du moment. M.I.L.F.$ était l’occasion d’avoir un titre pop urbain carré décalé comme London Bridge en 2007. Les 2 sont d’ailleurs produits par Pollow Da Don. Life Goes On, était censé être le nouveau Big Girls Don’t Cry. Là encore, c’est Toby Gad qui est aux manettes sur les 2 titres et ça tombe à plat. On voit clairement les ficelles : le morceau sonne comme un réchauffé un plat vieux de 10 ans. En oubliant même le fait qu’on sache que ça date et que ce n’était déjà pas bien génial en 2007, 10 ans après, ça manque encore cruellement de caractère. Hungry (qui n’était à la base qu’une intro et qui suite au plébiscite de la toile il y a  2 ans est devenue une chanson entière avec Roazy) est sans doute l’une des meilleurs chansons de l’opus. La production est impeccable, le beat sombre qui porte cette voix un peu hantée est dynamisée par le couplet de Rick Ross. C’est une réussite au même titre que Save Till The Morning qui est encore un resucé de Big Girls Don’t Cry, qui reste malgré tout une jolie ballade pop, dont l’attrait est accentué par cette manière très particulière (et qui lui reste propre) qu’elle a de dérouler les couplets. Malheureusement, l’illusion ne dure pas très longtemps. Le reste des chansons, au-delà des ratés You Already Know, la mauvaise blague L.A Love Lala et le cacophonique Like It Ain’t Nuttin, manquent franchement d’intérêt. Ce n’est ni frais, ni particulièrement efficace. On sent qu’elle ne s’est pas trouvée artistiquement et cherche à rattraper la personne (à savoir Gwen Stefani) qui a cartonné, il y a 10 ans sans jamais y arriver.  C’est dommage, car vu toute l’énergie qu’elle a investi dans la production de clip pour chaque chanson, il y avait sans doute quelque chose à  penser artistiquement pour exister face à la nouvelle génération d’artistes pop… mais ce ne sera pas pout cette fois.

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L’opus manque d’âme pour ceux qui ont connu Gwen et Fergie en 2006, tout en étant pas suffisamment efficace ou attrayant pour la nouvelle génération. Elle est coincée entre 2 mondes… et c’est difficile de penser qu’elle trouvera une solution de si tôt.

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9/20.

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Triste Réalité!