Christina Aguilera n’est pas chanceuse. Si elle  a toujours été remise en seconde position et souvent traitée de copieuse , c’est à tord.

Cette fille est clairement une des plus talentueuses de sa pop-génération (30 & -30).  Présence scénique ,oreille musicale , voix hors du commun . Elle se classe toujours largement au dessus des filles qu’elle est accusée de plagier.

Malheureusement, elle le sait. C’est à dire qu’autant beaucoup manquent de confiance en elles et sont handicapées par cet état de fait , autant Christina est handicapée  par son excessive confiance en sa petite personne.

Tout ou plus ou moins tout chez elle verse dans le too-much et  la prise de recul souvent plus que nécessaire semble être totalement omise de son projet.Le thème principal de ce 4eme album solo était selon ses dires de côtoyer un son electro  en montrant les milles et unes capacités que cette fameuse voix lui permettait.

Pour se faire, elle a rappelé une pléiade de producteurs : La classique Linda Perry, Pollow Da Don & Tricky Stewart pour les plus Hypes et Sia , M.I.A , Lady tron ou encore Peaches pour un coté underground qui était plus qu’attendu par la majeure partie de  ses sympathisants.

Au grand dam de ses derniers, ce n’est pas vraiment ça que nous offre Bionic dont le titre d’introduction est un up tempo catchy au flow intemporel non sans nous rappeler une M.I.A dans ses plus beaux jours.

Not myself tonight , premier single offert par Pollow Da don qui compte parmi les titres les plus puissants de cet album serait plus à même de le représenter .

Xtina nous offre quelque chose  d’assez facilement  comparable à la vie d’une lycéenne arrivée à la fin de son cycle scolaire.  Sexe, besoin d’amour, trouble de la personnalité et surtout  affirmation de cette même personnalité sont le haut de l’affiche.

A La manière d’une adolescente, le sexe pose problème à la chanteuse vu qu’elle ne réussit  qu’à le rendre vraiment crédible et agréable 1 fois sur 2 : via le mielleux et jacksonien Sex For Breakfast et le sympatoche Woohoo où le coté  décalé accompagné de Nicky Minaj fait passer comme du miel cette production pourtant assez bordélique de Pollow.

Desnudate , Elastic love qui s’affichent comme les 2 autres titres assortis  sur la même dialectique semblent plus être des odes à l’impuissance ou à l’éjaculation précoce , tellement elles sont mauvaises,vulgaires et cruellement peu originales .La première  semble être une rencontre entre Whine Up ( Kat de Luna) & Get naked de Britney , quand le second  n’aurait pas déconvenu comme face B du Born free de M.IA.

Prima donna lance lui le délire Ego-trip et donc affirmation  du soi . On a l’impression qu’ Aguilera boxe pour trouver la porte de sortie sur l’instrumentale d’Hard de Rihanna auquel ont été rajouté des zeste de 4 minutes de Madonna et la voix de Lil Jon pour ne  surtout pas en rajouter dans le dégueulasse.

Un mauvais titre  qui ne prendra  pourtant pas le médaille dans  la catégorie du médiocre vu qu’ I Hate Boys (plagiat éhonté de son grotesque Keeps Gettin better) et Vanity lui volent la vedette avec une facilité déconcertante. Vanity s’illustrant notamment  comme la chose la plus mégalomane que la terre est jamais connue.Le refrain  » Vi is for Vanity , everytime i look at me , i turn mysefl on » ou encore la fin où elle lance un  » Who Owms the Trone » pour que son fils lui réponde :  » You do Mommy » prennent assez facilement le trône ( justement) de la catégorie  » Rires & chansons » de la pop de ses dernières années.

My girls semble le seul titre à sauver cet amas de vantardise. Sans être une bombe, c’est une sucrette pop légère qui se veut fun et pourrait combler les étés de certaines sur les plages de Miami. Bizarrement elle y est en compagnie de Peaches , preuve donc qu’elle n’est pas  donc si géniale que ça  toute seule.

Idée qui s’en-terrine à l’écoute de titres tels que le classique Lift Me Up ou encore All I need et Iam de Sia . Avec une intensité qui lui est propre , elle se livre via mid tempos et ballades qui constituent les meilleurs moments sonore de l’opus . Mention Spéciale étant pour  » Iam » et le petit moins pour « Lift Me up«  qui sonne comme un  » Beautiful » assez médiocrement revisité.

Linda Perry restant clairement la productrice la moins inspirée de cet album, tandis que Tricky Stewart surprend en offrant l’un des titres les plus aboutis : Le psychédelique Glam. Mid tempo qui fait echo au Vogue de Madonna avec grande classe. Il  s’avère autant accrocheur que la performance vocale de Christina y est sobre et son non choix en 1er single  sera surement le plus gros préjudice porté à cet album.

RCa aurait en effet du lancer Glam , avant de le faire suivre par You Lost Me , autre perle signée Sia où la  miss est  bouleversante de sincérité et d’émotions redonnant vie à ce  texte de rupture sobre mais poignant.

Enfin , Bionic comme vous avez pu le remarquer est un album assez peu constant . On ne peut nier qu’il soit  léger pour 4 ans d’absence et surtout un peu plus de rigueur et sévérité envers elle même lui aurait beaucoup plus servie que de se congratuler un peu partout ses talents . L’humilité et surtout une réelle recherche dans le son aurait pu être salvateur et nous permettre de réellement apprécier ses derniers.  On l’entend dire dans Vanity «  Thanks Mom and Daddy , everytime i see me , i love me » mais ceux ci lui auraient offert beaucoup plus en lui disant qu’une démonstration réelle vaut plus que milles et un discours .Si le projet de base est réussi et qu’effectivement sa voix est utilisée de milles et unes manières sans l’aide de rajout comme ses consœurs. Le reste ( production ,écriture) suit à quatre pattes . Il est certain que  cet album aura beaucoup de mal à faire unanimité car comme déjà dit il est de ces albums appréciables quand on a attendu 2 ans mais clairement pas 4.

Triste Réalité!

11/20.