Il n’auront été que 35.000 américains à aller se procurer « The Promise » , dernier album en date de Deborah Cox . Faisant suite à son hommage au classique du Jazz Destination Moon , The Promise marquait le retour de la chanteuse canadienne au R&b avec notamment le single Beautiful You are .
Le titre sera ignoré par les radios américaines réussissant afficher des score encore plus médiocres que la chanson House is not a home qui avait parue en 2005 et qui sans soutien quelconque de la part d’un label avait obtenu de jolies rotations . Beautiful You are ne fera de bons scores qu’au canada avec un bon top 10 qui n’aidera pas non plus l’album car ce dernier ne se classera que 85eme du Top album canadien. La raison à cela ?
Deborah a acquis depuis son précédent album The morning after( qui avait pourtant connu un flop conséquent) un public « dance » , elle avait même pour l’occasion réédité l’album à cette effet y rajoutant des titres du genre. Ce public dance et gay selon ces propres dires s’est reconnu dans le titre Beautiful you are et ces cordes pop mais pas dans les autres ballades plus R&b qui composaient ce très attendu album.
Elle a ainsi prévu de faire des remixes de ces ballades pour qu’elles leurs soient plus accessibles mais ce n’est pas de cette promesse que nous parlerons aujourd’hui : je vous invite à parler de Deborah , bien avant cette longue semi traversée du désert . Je vous invite à parler de cet album qui a changé le court de sa carrière : The Morning After .

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Sorti en 2002, « The Morning After »  fait suite au plus gros succès de la chanteuse , One Wish qui contenait notamment les tubes : « It’s Over Now » « Nobody’s Supposed To Be Here » « We Can’t Be Friends » ou encore I Never Knew . Le label misait donc gros sur ce retour de label qui était censé l’imposer plus que jamais , elle avait en effet eu beaucoup de gros succès en singles mais l’album n’avait pas trouvé plus de 1 million de preneurs. L’objectif était de donner une réelle crédibilité a Deborah que certains comparaient déjà à Whitney . J Records a donc fait appel aux producteurs les plus « in » de la période : Rodney Jerkins , Jermaine Dupri ,Warryn Campbell et le duo Jimmy & Terry Lewis ont ainsi été joyeusement appelleés pour donner un réel envol à la carrière de Cox. Ce sera un raté . En effet , seulement 230.000 américains iront se procurer cet album censé être celui de la consécration . Un réelle douche froide pour un projet qui du haut de ses 11 titres étaient bien loin de démériter .
1. Up & Down (In & Out)2. 2 Good to Be True3. Play Your Part4. Like I Did5. Hurt So Much6. Just a Dance (Ft. Kurupt)7. Morning After8. Givin’ It Up9. Up & Down10. Oh My Gosh11. Starting With You12. Mr. Lonely (Hex, Mac Mix)13. Absolutely Not (Chanel Mix)

C’est le tandem Jimmy and Terry Lewis qui avait pris les directions principales de l’album en ce temps . La maison de disques avait trouvé celui la plus prudent de leur confier les rennes du carton en perspective de leur poulaine . C’est donc logiquement que le 1er single Up & Down se trouvera être une de leurs productions .

Ce très bon mid -tempo , sexy et catchy à souhait dont on aurait tout à fait trouver légitimité à sa présence sur le  » The Heat » de Toni Braxton , ne réussira a séduire mais reste une très belle porte d’entrée à cet album dont il est clairement l’un des titres les mieux réussis . Car s’il est vrai que Jermaine Dupri pèche dans son travaille avec Deborah en lui offrant par exemple un  » Too Good To Be True » terriblement scolaire , que Just a Dance malgré son coté 90’s terriblement finit par tourner en rond et sonner quelque peu générique, ou que Rodney Jerkins se fout un peu de sa gueule avec un Like I Did qui sonne exactement comme le titre Can We de Brandy sorti quelques mois plus tôt .

Deborah offre un album solide refermant de collaborations fructueuses , se la jouant souvent un peu plus soul comme sur le très bon Play Your Part ou encore avec Warryn Campbell sur le superbe titre éponyme . The Morning after avec ces ambiances à la fois soulfoul et Rhythm and Blues est véritable must porté la magnifique voix de diva qui offre un final à la hauteur des plus grandes. Le coté plus rythmé de l’album n’est lui aussi pas négligé avec le très enlevé Oh My Gosh ou encore le bon remix de Up and Down avec Jadakiss .

C’est un bel album injustement décrié car s’il est vrai qu’il sonne très souvent un peu facile dans ces productions pour cette période et qu’on a pu avoir du mal à différencier certains des titres qui lui ont été destinés de ceux de Monica ou encore Brandy . Sa marque vocale reste cependant assez impressionnante pour la démarquer de ces consœurs aussi talentueuses qu’elle soit et cette parfaite maitrise des ballades et envolées ont vite fait de nous convaincre que cet album méritait bien mieux comme sort .

15/20