1. “Legs Shakin’” feat. Ludacris
2. “Cookie”
3. “Throw This Money on You”
4. “Interlude”
5. “Marry the Pussy”
6. “You Deserve Better”
7. “Genius”
8. “All the Way” feat. Kelly Rowland
9. “My Story” feat. 2 Chainz
10. “Right Back”
11. “Spend That” feat. Jeezy
12. “Crazy Sex”
13. “Shut Up”

Deluxe
14. “Tear It Up” feat. Future
15. “Show Ya Pussy” feat. Migos and Juicy J
16. “Every Position”

Le nouvel album de Kellz se consommera comme une bonne dose de viagra ou ne se consommera tout simplement pas. Le chanteur nous propose des titres de chansons suffisamment explicites pour que l’auditeur sache à quoi s’attendre en décidant d’acheter ou de pré-commander cet album. D’ailleurs les premiers qui ont eu à  faire cette bonne action ont reçu la chanson  » Lights On »,  Une sexyjam qui ne se cache absolument pas de faire l’apologie du sexe après un bout de sandwich.

Le titre est bon et juste ce qu’il faut de sensuel dans son genre, on ne lui reprochera jamais assez son abus d’auto-tune inutile mais quelque part, on finit aussi par s’y faire. Cependant, il est compréhensible que le fait d’utiliser un langage aussi cru pour  quelqu’un qui a une aussi longue carrière et un véritable statut puisse dérouter. D’ailleurs, bien que ça n’ait rien à voir, certains nous expliqueront aussi qu’il y a eu des soucis avec une mineure dont devrait éviter à tout prix d’être aussi ouvert sur un tel sujet.

C’est un point de vue qui se défend  et se comprend  quand on écoute en général jamais du R.Kelly  et qu’on veut se contenir  dans l’imagerie qu’on avait de lui sur les 2-3 seules chansons qu’on connait de lui, ou pire encore sur  » I Believe I Can Fly » qui représente tout sauf sa discographie. Enfin, c’est une idée mais c’est aussi Robert, ce garçon qui enchaîne les projets ( et les gros fossés entre ses derniers) avec une incroyable dextérité et il n’est pas fou. Il sait très bien quels echos peuvent avoir un tel parti pris sur une partie de la population mais c’est aussi ça qui va être intéressant à analyser.

Il y a très peu de chances que la musique soit à remettre en cause dans cet album car globalement, il sait y faire, même si ce ne sera pas forcement du grand art comme sur  » Love Letter » mais  les liens qu’il lui faudra mettre en exergue entre les paroles crues et l’imagerie vont être intéressants et rien que pour ça, on a hâte de pouvoir l’écouter!