Jennifer Lopez est vraiment décidée à se refaire une place dans le monde de la musique urbaine.Les échecs de «  Girls«  et de «  Same Girl » ne l’ont pas découragé, vu que la chanteuse nous propose un autre single qui tire clairement son inspiration dans la mode ghetto : I luh Ya Papi.

 

La chanson est aussi exagérée et clichée que le laisse supposer son titre. Une production ratchet étrangement saccadée, un bruit de fond en espèce de faux sample en arrière plan, une prononciation avec un accent totalement exagéré dans les couplets, des paroles bien débiles et un refrain extrêmement simpliste et répétitif qui repose sur une seule et même phrase « I Luh Ya Papi ». Rien à dire, tous les ingrédients de la beuverie beaufesque .. avec French Montana en valeureux étendard mais en un sens, l’association fonctionne.

 

En effet, c’est sans aucun doute, le single le plus efficace qu’elle a proposé depuis le début de cette ère. Il tire son petit charme de la paresse du refrain et de la petite agressivité des couplets qui sont d’ailleurs la meilleure partie de la chanson. Ce n’est pas la chanson du siècle mais ça a d’une certaine manière son charme, le titre peut se faire une bonne place dans les classements urbains cet été et devenir un tube. C’est léger, et ça correspond aussi bien, il faut le dire au vide artistique qui anime les 2 principaux protagonistes. On ne s’attendait pas à du grand art avec ces 2 là et on peut dire qu’au final, on a été plutot beni sur ce coup ci.

 

Vivement la vidéo maintenant, qu’on puisse se régaler : c’est toujours le meilleur moment avec elle.