Kendrick Lamar a ouvert la cérémonie des BET Awards avec  » Alright« , le nouvel extrait de son album  » To pimp a Butterfly«  après le flop non mérité de «  King Kunta . Une prestation très énergique avec une ambiance qui fait écho aux évènements récents entre la police et les jeunes noirs américains. Le symbole est fort et s’accorde bien aux paroles de ce titre aux allures Jazzy. La mise en scène est puissante et revendicatrice. Kendrick demande une Amérique plus juste pour les noirs. C’est un peu illusoire, certains diront aussi que c’est racoleur , mais ça a le mérite de ne pas manquer de cran et d’être finement scénarisé. Il fait démarrer la soirée sur les chapeaux de roue.

A ce jour, l’opus frôle les 600.000 ventes, c’est assez faible et dommage au vu du buzz. On aurait pu s’attendre à ce que les radios diffusent ses singles – bien qu’ils ne soient pas adaptés au format actuel- au vu des critiques extrêmement positives qu’il a eu, mais elles se refusent à le faire. C’est assez décourageant, car si même un Kendrick Lamar n’arrive pas à être diffusé… ça veut dire qu’on est vraiment condamné à ne voir que les singles produits par Dj Mustard et les chansons trap qui ne veulent rien dire cartonner pendant un long moment.

Triste réalité!