Joey Mata dévoile le clip de « JDR » avec  Shiny Sunchild & Mèl Sugar, un extrait de son ep « J2 »,  qui est sorti au mois de Février dernier. On avait dit dans la chronique que c’était surement la meilleure chanson de l’ep.

La chronique.

Ces temps-ci, c’est rare de trouver un projet R&B de bonne qualité. C’est pour cela qu’on fait écho au nouvel album de Joey Mata avec son le projet « J-2 » sorti lundi dernier. Une voix chaude, des tics exagérés et une droiture dans son chant, qui n’est pas sans rappeler Tank. Il a été biberonné aux albums de Joe, Brandy, BrianMcKnight , MusiqSoulchild et n’arrive clairement pas à s’en défaire, pour notre plus grand plaisir.
Sur cet opus de 11 titres, il adopte un peu le même stratagème que Bruno Mars. Aucune révolution en terme de son. C’est très référencé. Au creux des notes, des vibes, on voit sa passion, on entend le petit garçon qui a chanté et rechantés sur des milliers de tubes R&B, mais ça ne tombe pas à plat. La fraicheur du disque vient du fait qu’il vit et vibre , malgré quelques légers manquements.
Introduit par le single « Selfie », il a vite fait de virer sur le banger « Alter-Ego » qui n’est pas sans s’inspirer des travaux de Rodney Jerkins. Le mid-tempo « Drapeaux Blancs » a ensuite tôt fait de descendre la cadence, sans toutefois baisser la température. C’est le « lovers style » sur ce titre classique, un peu convenu, mais pas inintéressant pour autant. Il garde cette once de groove qui explose sur les 2 meilleurs titres de l’album, à savoir « J’avance » et sa petite touche soul et bien sur « JDR » où il retrouve Mel Sugar et Shiny Sunchild pour un trio particulièrement punchy et efficace. Une petite tuerie qui mériterait d’avoir un clip, et qui laisse aussi penser, qu’il a beaucoup à offrir. Il y a chez Joey ce côté « élève studieux, fou amoureux du R&B » qui est touchant, voire attachant. Même quelqu’un qui n’apprécierait pas forcement son œuvre, mais qui s’y connaît un minimum dans le genre, se retrouverait dans sa manière faire des références et de finalement aimer le son et les artistes de cette époque.
Les bases sont donc clairement solides. Il lui reste juste ce brin de folie, ce « lâcher-prise » ( qu’on trouve déjà sur « JDR » bien moins carré/claqué, mais justement très bien fichu) qui va lui permettre de prendre toute la dimension de l’artiste qu’il est.

Le clip

C’est donc avec plaisir qu’on le retrouve sur le clip de « JDR » qui est un mélange de R&B contemporain et de soul, plutôt  réussi. Le clip est simplement réalisé, mais il correspond à l’univers du titre, avec cette touche d’humour finement mise en place. On aimerait plus souvent entendre des titres du genre dans les radios en France. Ils le méritent terriblement.

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