On aime Maxwell. C’est sans aucun doute l’un des grands messieurs de la soul moderne.. et c’est donc naturellement un plaisir de le voir nous livrer « Shame », en tant que premier extrait de sa trilogie « blacksummers’NIGHT ».

Toutefois, l’artiste aussi génial qu’il est a un petit défaut. Il est trop bon, ou alors trop minutieux. C’est pour cela qu’au lieu d’avoir les 3 volets de cette série, en 2009, 2010, 2011, comme c’était annoncé au début. On se retrouve avec un retour en 2009, un autre en 2016… et un 3e volet qui est donc finalement annoncé pour 2019. Le concept était vraiment bon, mais l’étendre de cette manière fait un peu perdre le fil, même chez ses plus gros fans.

On le voyait déjà avec les chiffres du second volet qu’il y avait une sorte de chute de popularité. Ici, il nous livre « Shame« , un titre soul atmosphérique sensuel et délicat. Il se rapproche plus de l’esprit  d’un « Lake By The Ocean/Gods » que d’un « Pretty Wings« , mais même si le titre est mignon. On est forcé de reconnaitre qu’on n’y retrouve pas la superbe des 2 chansons précédemment citées, surtout de  » Pretty Wings » qui reste une des très grandes chansons R&B de ce siècle.

 

Ce nouveau single est mignon, mais le phrasé autotuné n’est pas la chose dans laquelle il excelle, et surtout, ça nous semble forcement un peu tiède pour un single, qui aurait du sortir en 2011. On attend mieux de lui et on espère que l’opus arrivera au début de l’année 2019, et pas en 2020, voire 2021.  Le sens du détail, c’est bien, mais il ne faut pas non plus qu’il abuse. On l’aime et on adore le voir ou l’entendre plus souvent, à lui de s’arranger à maintenir la qualité de sa musique en abaissant ses exigences dans le temps de création.

[Chronique] Maxwell nous illumine avec « BlackSUMMERnights ».