Keri Hilson court sur sa 28eme année et sur sa 6eme année d’existence réelle dans l’industrie du disque sans réellement avoir brillé en tant que chanteuse solo, bien qu’il soit de notoriété publique qu’elle est très certainement celle de sa génération qui ait accusé le plus de collaborations ou feat sur les albums des autres.

Avec ce second album » No Boys Allowed« , elle a voulu se prouver et prouver  au monde entier ensuite qu’elle pouvait y arriver, s’en sortir par elle même autant commercialement que qualitativement,ce qui est loin d’être une mince affaire  quand on est jolie ( eh oui!) et qu’on a des capacités vocales qu’elle a.

Hilson a donc du couper la poires en 2, mixer ses ambitions qualitatives à ses ambitions commerciales et ça nous donne  un album tiraillé  qui manque résolument d’âme.

Pour bien la connaitre artistiquement et notamment sa plume, on sait qu’elle chérit ses petits mid tempos R’n’b sentimentaux ( Sposed to be, stronger , young, Where did he go, ..) qui sont bizarrement les grands absents de cet opus.

Apart «  All Of The Boys » , on du mal à retrouver la keri qu’on a connu en 2004 via son 1Er EP. La chanteuse semble perdue à faire les yeux doux à tous les sons radiophoniquement appréciables du moment et si c’est sympathique sur certains titres, l’écoute entière de l’album donne une impression de suite de sons génériques assez désagréable.

Breaking Point & Beautiful Mistake, Toy Soldier s’illustrent comme les meilleurs moment de l’album confirmant ainsi qu’elle garde sa meilleure alchimie avec l’équipe Timbo/Danja  dont on regrette qu’il ne soit pas plus présent. Pollow Da Don , son 2eme fidèle ne brille en effet que très peu. De ses 4 titres , seuls « The Way You Love » et «  Buy You » sont sauvables à force de réécoutes , le reste s’enfermant maladroitement dans des beats répétitifs et imbuvables.

Pretty Girl Rock de Chuck Harmony et Neyo gardent son coté sympa insuflé par la video tandis que son duo avec Chris Brown brille par son extrême platitude,vite enfoncé par stargate à qui a elle demandé une espèce de mix bon marché des titres carabéeins de Rihanna, et sur lequel la présence de Nelly relève plus de l’anecdote qu’autre chose.

Enfin ,No Boys Allowed est un album mignon pour 2010-2011 mais  clairement est inférieur à son prédécesseur, donc encore loin d’être l’opus de la consécration pour la Pretty girl et c’est bien dommage car elle avait toutes les cartes en main.

12/20.