Fraichement débarqué sur la scène musicale, Fetty Wap a d’abord envahi les ondes avec son tube Trap Queen. Extrêmement facile, mais efficace, le titre a pour lui de mélanger des sonorités hip-hop avec une mélodie r&B-pop diaboliquement addictive. Les américains et le monde entier ont porté la chanson au sommet des charts, mais personne n’était prêt de s’imaginer qu’il en proposerait 3-4 autres du même acabit à la suite. C’est pourtant ce qu’il a fait; le jeune homme du new-jersey que tout le monde voyait comme un «  one-hit wonder«  est allé jusqu’à classer 4 titres ( My Way, Again, 679, Trap Queen) dans le top 20 américain. Un record, le premier rappeur noir à le faire, ce qui l’a érigé au milieu des grosses révélations commerciales de l’année. La recette ? C’est simple : Fetty Wap a une formule qui est imparable ou presque. En adoptant le même langage qu’un Gucci Mane ou qu’un Future, il s’est spécialisé dans le placement de mélodies pop et de pré-refrains entêtants tous calqués sur le modèle de son premier tube. C’est peu original, très répétitif, mais ça fonctionne en soirée la plupart du temps. My Way ou encore Again ont été cuisiné dans la même marmite que Trap queen, mais c’est le cas pour quasiment tout l’opus. Les titres se suivent pour se ressembler et donner un parfum générique à l’ensemble. Les productions sont très simples, voir pauvres, et s’il réussit à faire illusion le temps de quelques chansons bien faciles (I wonder, Time), l’album pêche par son manque de vision et de fond.

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C’est un album de 2015, fait pour être écouté en 2015, par un rappeur qui bien que sympathique, a curieusement beaucoup de mal à livrer un couplet de rap correct.

11/20.

Triste Réalité!

Le titre préféré de Beyonce est…  » Jugg ».

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