Dans l’effrontée course à la célébrité à tout prix: on a  toujours tendance à stigmatiser les pop stars à qui on attribue plus facilement un travail facile, marqueté et globalement oubliable. L’image du rappeur  censé avoir avoir eu une enfance difficile, grandi en banlieue difficile et ayant donc par conséquent des choses à dire en plus d’avoir mérité son arrivée au sommet est elle par contre rarement soumise à débat. Pourtant le premier album du poulain de Kanye West, Big Sean est là pour nous prouver le contraire.

La chose la plus profonde et véridique que contient ce projet est en effet son titre » Finally Famous » qui dénote d’une envie d’être connue ou reconnue à tout prix chez  le garçon tel un candidat de Secret Story. Le fait principal qui le différenciera de ses derniers est  que ses derniers n’ont pas le même talent que lui pour singer tous les vrais rappeurs en vogue du moment ( Kanye , Wayne, Drake),ils n’ont pas eu la chance  de rencontrer Kanye West ou d’être signer par lui, et pour finir  n’ont pas eu les moyens de s’offrir une nombre conséquent de superstars ( John Legend,The Dream, Lupe Fiasco,Chris Brown,Wiz Khalifa) pour soutenir les refrains de ses titres pourtant déjà fortement axés mainstream.

Sean Michael ( de son vrai nom)  ne nous offre pas un  mauvais album mais c’est un album qu’on ne différenciera pas vraiment d’un album de Britney ou de Katy Perry dans la démarche. Il tient à toucher le plus large public possible donc n’hésite pas à piquer des idées à tous ses petits copains du moment. Wayne sur  « MyLast« , « Don’t Tell me You Love » où il s’essaye au chant tel Drake. Dance qui aurait pu paraitre sur un album de 50 cent du temps où il avait encore du flair. Enfin encore une fois ce n’est pas un projet désagréable, on prend plaisir à écouter John Legend sur «  Memories » et la production est résolument soignée pour qu’on ne tombe pas totalement dans le cliché. Cependant, le manque palpable de personnalité de Sean fonction étonnamment décroissante de son ego surdimensioné  est assez gênant. On est bien loin de ses albums qu’on rêve d’écouter accompagné d’un bon verre de Chardonnay et il va falloir qu’il nous montre bien mieux sur son prochain essai s’il veut prétendre durer dans le milieu.

Car l’envers du décor est que si les chanteuses pop sans grande profondeur peuvent perdurer malgré tout avec une bonne équipe, les rappeurs sans fond ont eux par contre très vite fait de se faire oublier.

Triste Réalité!

11.5/20.

Le remix du 3eme single radio avec Nicki Minaj.

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