Au rang des  plus gros guilty pleasures rap de l’année, on est  obligé de citer le  » Amen » de Meek Mill avec Drake. La production de Jahil Beats a beau être minimaliste, le premier single officiel du rappeur de Maybach Music s’est relevé diablement efficace lui donnant l’opportunité et la légitimé commerciale nécessaire pour sortir son premier album «  Dreams and NightsMares« .

Le garçon de Philadelphie qui s’est fait connaitre par ses mixtapes a donc eu le pari assez difficile de trouver la bonne note. En effet, quand on est habitué à avoir un public plus underground,réussir à ravir le grand public sans que  nos fans de la première heure nous lâchent n’est jamais chose aisée.

Et pourtant, c’est un exercice qu’il manie plutôt bien, pas aussi bien qu’il le voudrait certes car on est loin d ‘ IllMatic ou «  Get Rich Or Dying Trying » à qui il comparait son projet mais c’est un premier album qui se tient bien.

Mill a pour lui d’avoir un flow street rafraîchissant qui tire plus sa force d’intonations que d’un phrasé abrupte ou de punch lines  et rimes marquantes. C’ ‘est le gars du hood qui a les choses à dire et qui les dit plutôt cash et bien. Pas beaucoup de chichis ou de fioritures et c’est plutôt appréciable. A la production, ettonament, peu de gros calibres, hormis Bid Da 1, le label n’a pas la chasse aux faiseurs de tubes . C’est plutôt dans les collaborations (où hormis ses compères de Maybach rick ross,Wale)  qu’on retrouve du gros calibre de grands noms comme Nas, John Legend, Trey Songz,Drake ou encore Mary J Blige pour prêter main forte au jeune homme. Mais là encore, ça reste résolument soft comparé à bons nombres de rappeurs actuels, Mill a donc voulu se vendre seul et force est de constater qu’il a des arguments pour.

Des titres comme  le personnel »  Traumatized » où il évoque des brides de son enfance,  » In God We Trust » où il  fait l’apologie de sa montée vers le top  montre bien sa capacité à livrer un rap pointu mais de qualité même si on reconnaîtra  qu’il fédère plus quand il est accompagné.   » Believe It » avec son boss Rick Ross, le sublime « Maybach Curtains »  en compagnie de John Legend  et où Nas livre un couplet extraordinaire  et le mélancolique   » Who Your Around » seront sans doute aucun de très belles opportunités de singles pour cet album un peu scolaire mais prometteur.

En effet, les fautes de goûts comme l’hymne de fourrière «  Young and Gettin it »  sont suffisamment rares  pour  nous donner envie de croire que le garçon peut avoir un bel avenir.

Image de prévisualisation YouTube

14/20.