«  Loved Me Back To Life« , 7eme album en anglais de Celine Dion est dans les bacs cette semaine, 6 ans après «  Taking Chances« . Un opus très attendu vu qu’il était déjà annoncé pour la fin de l’année dernière avant d’être repoussé afin que la diva puisse se concentrer sur la promotion de son album en français « Sans Attendre ».

A l’époque, il s’intitulait «  Water and Flame » , du nom de sa reprise de Daniel Merriweather avec la chanteuse Adèle. Cependant,entre temps, suite à une polémique avec le chanteur qui a accusé Celine de ne pas l’avoir assez mis en avant en parlant du titre: Sony a changé ses plans.

Le label a essayé de renouveler l’image de la chanteuse en lui achetant une demo de Sia «  Loved Me Back To Life ». Le titre qui a finalement servit de premier single à l’album et qui n’a pas eu le succès escompté. Il est passé inaperçu partout dans le monde. En cause,contrairement à ce qu’une bonne partie de la base fan de Celine a pensé, la chanson reste très anecdotique dans sa discographie. Elle n’accroche pas forcement l’oreille du jeune auditeur et sonne toujours comme un titre extrait de  » One Heart » pour ceux qui connaissent un peu mieux la carrière de la diva.

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Un mauvais choix donc car sur le reste de l’opus, Dion qui est aidée par Babyface, Walter Asanasief, Stevie Wonder, Ne-Yo et les garçons de l’équipe Play Production nous propose quand même des chansons bien plus intéressantes.

Le principe reste cependant le même qu’avec le prédécesseur, c’est un album pop qui touche plus ou moins à tout. Des sonorités soul par ci, des sonorités pop 90’s par là, des refrains faussement rock entre tout ça, le tout assez aseptisé, c’est la sauce Dion qui n’a pas du tout changé. Elle propose des habillages aux chansons. Elle vend sa voix, mais pas forcement un véritable univers,comme ont pu le faire ses consœurs Carey ou Braxton.

C’est un risque de faire de genre de choses car ça peut d’une part devenir lassant sur la longue, mais aussi paraître toujours très inégal. Partant d’un style à un autre, pas toujours sur qu’elle réussisse à gérer les émotions de la même manière, et c’est une chose qu’elle n’a malheureusement pas appris avec les années. Les sons ont beau être divers, ils restent très stérilisés, souvent peut être trop, ce qui fait que ça ne ressemble plus à rien, à l’instar par exemple du duo gâché avec Stevie Wonder.

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Une reprise de «  Overjoyed », plate, peu convaincante digne d’un spectacle de karaoké. Dion s’ennuie, Wonder roupille, aucune alchimie. Un fiasco à oublier. Celine reste en effet plus consistante sur des chansons plus pop avec un zeste de soul à l’instar de la chanson » Water and Flame » ou encore du très aérien » Thank You ».
On appréciera aussi à sa juste valeur la rage qui se dégage d’un » Breakaway » et la sobriété d’un «  Didn’t Know  How  To Love » tandis que le jazzy « At Seventeen » est certainement la ballade la plus propre et agréable du projet.

Un projet donc toute somme correcte, loin de la révolution annoncée par son équipe et c’est peut être ça qui explique les mauvaises ventes : le public se lasse aussi bien du personnage que l’excès de célérité dans le travail. Elle manque de réactivité et de folie.
Le second single « Incredible » en compagnie de Ne-Yo, reflète d’ailleurs bien cette envie chez elle d’user d’un son actuel, sans non plus vraiment se mouiller. Une chanteuse éternellement coincée entre 2 chaises.Après 30 ans de carrière et une multitude de succès, elle ne s’est pas toujours pas décidée à choisir entre l’eau et le feu.

Triste Réalité!

12/20.


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