Azealia Banks s’était faite discrète après un énième clash au début de l’année avec RZA et Russell Crowe.

Cette fois, elle revient musicalement avec « Chi Chi ». Un titre plus hip hop qui s’éloigne de la techno dans laquelle elle aime habituellement exercer pour un titre plus hip-hop. L’affiche est sympa et c’est toujours plaisant d’entendre son flow, mais l’ensemble manque de mordant. C’est posé de façon trop linéaire, tandis que l’instrumentale ne décolle jamais. On dirait une trop longue interlude, même si ça confirme une fois encore, qu’en dehors de sa maladie mentale, avec un producteur et un manager qui l’orientent bien, elle peut livrer de bonnes choses. « Chi Chi » est anecdotique, mais c’est un pas dans la bonne direction.

Elle devrait essayer de se concentrer sur une audience. Sa carrière européenne et anglaise s’est éteinte par sa propre faute. C’est ce public-là qui comprenait son délire house.  Pour s’imposer aux USA, il va falloir revenir à quelque chose de plus urbain. C’est donc ce sillon qu’elle a intérêt à creuser, dans les mois à venir et pour son projet « Slay-Z 2 ».