Après un passage à vide avec l’opus  » Graffiti » du à la légendaire bastonnade qu’il avait administré à Rihanna. Chris Brown semble avoir retrouvé le moyen de reconquérir le grand public avec ses singles Deuces et Yeah Yeah Yeah. Cependant, la question qu’on se posait  était de savoir si  ce retour en grâce rimait avec qualité générale chez le jeune homme et force est de constater à l’écoute de F.A.M.E que  ce n’est  pas vraiment le cas.

 

Brown est un jeune homme de base talentueux, il a de de réelles capacités, mais  se perd malheureusement entre le son actuel et  ce qu’il a réellement envie de proposer à son public.

 

De La Dance/Du R’n’b/De La Pop? Tout est dispersé dans F.A.M.E sans logique autre que celle de ratisser le plus large public possible.

Si on remarque  chez lui une réelle évolution dans les titres r’n’b (par rapport à ses précédents opus)  tels que le très bon mid tempo  Wet The Bed où il se fait accompagner par un Ludacris, l’excellent She Ain’t You qu’il reprend de Swv ou la sensuelle et sexy Beg For It.

On est laissé sur notre faim par les up-tempos urbains souvent médiocres (BOMB, Look at Me..) et surproduits qui font cependant pale figure lorsqu’on les compare aux trop nombreux titres pop/dance presents.

Yeah Yeah Yeah a en effet de nombreux collègues (Up To You, Next To You (Où Justin Bieber prête main forte), Beautiful People) dont on peine à trouver la réelle utilité hormis celle d’être playlisté  sur les grosses radios au milieu d’un guetta où d’un Flo Rida. Paroles inintéressantes, mélodies convenues et peu accrocheuses. On ne sauve  que Oh My Love dans ce ramassis plus bruyant que vraiment qu’agréable. La performance semi rappée/chantée de Chris  sur le titre  y étant pour beaucoup.

Timbaland, rappelé sur un titre ( » Rock,Paper Scissors » )offre un bon cross over dans la catégorie R’n’b/Pop mais c’est finalement bien le seul vu que Deuces et No Bullshit malgré leurs succès radios restent assez anecdotiques  et lisses qualitativement parlant.

F.A.M.E est donc comme un album brouillon, à vouloir toucher a trop de choses, Chris se perd et nous perd. On en vient d’ailleurs à douter que l’album récolte un franc succès (à l’image des singles) tant il va dans tous les sens sans fil conducteur et sans liaison aucune. Chose  bien dommage, car il est clair qu’il n’avait jamais aussi bien maitrisé le r’n’b qu’il le fait à ce jour. Un album dans le style des titres cités dans le genre aurait pu surprendre et lui accorder la crédibilité que F.A.M.E tel quel ne lui apportera jamais. Au contraire…

Triste Réalité!