Nicole-Scherzinger-Killer-Love

1. Poison 2. Killer Love 3. Don’t Hold Your Breath 4. Right There 5. You Will Be Loved 6. Wet 7. Say Yes 8. Club Banger Nation 9. Power’s Out (featuring Sting) 10. Desperate 11. Everybody 12. Heartbeat (with Enrique Iglesias) [Rudy Wells’ Open Heart Remix] 13. Casualty 14. Amenjena

Nicole Scherzinger est une fille talentueuse. Enfin, c’est la  parfaite 3ème de la classe. La  rageuse qui bosse énormément pour finalement avoir des résultats tantôt moyens, souvent bons, mais toujours largement en dessous des premières et secondes chez qui le talent est inné et qui n’ont donc pas besoin de faire beaucoup d’efforts – ou qui quand elles en font sont encore largement au-dessus.

Elle chante bien, danse bien, ne joue pas trop mal (quand on compare aux autres chanteuses) mais c’est toujours sans grande envergure,sans réelle personnalité.

Avec une excellente équipe, elle aurait pu sortir du lot en choisissant un style musical non commun (Jazz, rock..) … mais, elle a choisi le mainstream.  Il y a 4 ans, c’était le R&B (Pop urbaine) qui régissait et elle  tentait alors de refourguer son  » Her Name Is Nicole« , avec des titres tels que Whatever U Like, Baby Love ou encore Supervilain : ce fut un échec cuisant. Echec non pas à remettre sur la qualité intrinsèque des titres, mais sur le fait qu’elle proposait là ce que toutes les premières de la classe (Beyonce, Aguilera, Ciara) proposaient en beaucoup mieux.

Cette année, elle reprend exactement les mêmes recettes. Le mainstream étant principalement  passé  à la mode Pop Dance (avec Bep, Guetta), elle nous propose Killer Love soutenue par Red One, Jim Jonsin et Stargate. Dans les grands marchés (Us, Japon et autres), elle devrait  connaitre les mêmes soucis concurrentiels qu’avec le précédent. Mais dans une Europe visiblement un peu à bout de Lady Gaga, désespérée par Britney et dominée par les non charismatiques Rihanna et Perry. La petite amie d’Hamilton a fini par se trouver une petite place.

Killer Love se  partage entre up-tempos pop dance bruyants (à l’image des singles Don’t Hold Your Breath, Poison), dont les sonorités ont été piquées à ses petites copines ( S&M de Rihanna sur Wet, Miley Cyrus sur le titre éponyme) et mid-tempos pop  juste sympathiques: Everybody qui est la meilleure chose que Red One propose sur l’opus, Power’s Out avec Sting (déjà prévu sur le projet précédent) qui n’a en 4 ans rien perdu de sa saveur, Casualty qui frôle le cliché mais qui reste sa plus jolie performance vocale ou encore You Will Be Loved qui dresse le portrait d’un Rodney Jerkins simple mais efficace.

On pourra aussi parler de « Right here » et de ses sonorités caribéennes  qui  le font passer pour un sous –  » What’s My name » ou ériger  » Club Banger Nation » en épouvantail sonore de l’album, mais globalement Nicole livre  un premier opus  désespérément décevant.

Il n’est pas forcément très mauvais, pas forcément surprenant dans la déception qu’il suscite, mais décevant quand même. On sent de la première à la dernière note la bosseuse un peu paumée perdue dans un son qui ne lui permet pas  de s’exprimer clairement comme elle le devrait, et qui est déjà bien mieux  fait par toutes ses concurrentes. Au mieux, elle aura un petit disque d’or en UK  mais la route est encore longue pour elle si elle compte marquer les esprits.

Dans tous les cas, le jour où elle  comprendra que s’éloigner du mainstream et profiter de ses capacités dans la pop/ jazz lui serait salvateur, elle aura tout gagné. On a plus qu’à espérer  que ce jour arrivera lorsqu’elle aura encore un minimum d’attention médiatique.

Triste Réalité!

8/20.