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On ne l’a que trop présenté, voici l’analyse de la première vidéo  de Brandy en 4 ans.

Le clip est assez moyen  de manière intrinsèque mais on peut être fier d’elle,mais bon ça j’aurais pu vous le dire dès l’annonce du réalisateur et dès les premières photos du shoot de cette vidéo.

Il y a plusieurs choses à relever mais globalement Hype Williams est totalement dépassé, totalement à coté de la plaque. C’est un garçon largué par ses propres idées pourtant nombreuses, souvent sympathiques mais quasiment toujours mal appliquées.

Ici, il y en a  pas mal qu’on pourraient citer, la scène où elle danse avec ses copines sur le fond épileptique, le bridge qui est assez mal inséré, ou encore cette manie qu’il a eu de sciemment couper tous les plans avec les danseuses dès le départ.

Il voulait donner un coté  » Real » à la vidéo et le résultat est en fait juste raté.

La référence aux rastas et à la Brandy des 90’s très attendue au final reste assez peu marquante. C’était à Hype de le faire de manière symbolique, personne ne le lui retirera. Il lui a réalisé sa première video et tous ces clips jusqu’en 96.La Brandy de Moesha, c’était lui.. mais dans ce clip, elle n’est pas mise en avant. Elle apparait un peu comme une image subliminale du passé placée là juste parce qu’il fallait le faire et non parce qu’elle fait partie intégrante du projet.

C’est d’ailleurs ça le véritable problème de Williams:  les images se suivent, les plans s’enchainent et chacun d’eux nous laissent un peu sur notre faim.

C’est à dire qu’il ne sait plus comment mettre en œuvre ses idées clairement, il ne va jamais au bout et les balance les unes à la suite des autres.

Cependant sur ce titre, un peu bordélique, très estival et urbain graisseux, ce n’est pas choquant. C’est à dire que ces changements et ces demi-réussites ou semi ratés de partout vont d’une certaine manière avec le coté  » fun » de la chanson.

 

Là où on peut par contre être fier de la première fille Norwood. C’est qu’elle réussit son pari personnel. On ne compte plus le nombre de fois où elle a expliqué qu’elle tenait à sortir de sa réserve pour cette nouvelle ère afin de reconquérir le public urbain qui la snobbe depuis de nombreuses années déjà. Pour elle, la femme enfant qu’ils ont tous vu grandir et à qui on ne pardonne jamais le moindre écart.. c’était loin d’être gagné de jouer la fille ghetto-sexy et paraître crédible devant les américains. D’une parce qu’ils l’ont vu grandir dans les paillettes,( elle n’a jamais été dans un quelconque ghetto) et surtout parce que ça tranche toujours très radicalement avec l’image de fille sage qui a fait d’elle le phénomène qu’elle a été à une époque. Là elle sort et dans son jeu, dans la confiance qu’elle émet, dans ces quelques pas de danse, elle fait plaisir. On sent qu’elle a compris qu’elle jouait le tournant de sa carrière et il y a une volonté de  tout donner  qui on ne peut plus appréciable et qui donne envie de voir où va nous mener cette ère.

 

 

Du coté de Chris Brown,son excessive ( et agaçante) présence s’explique par une seule chose, tout somme logique : c’est à lui que cette chanson s’adresse. Put It Down  a été faite pour les mecs du ghetto un peu crados qui passent tous leurs journées à rêver d’être Lil Wayne. Le fait de mettre autant en avant Brown sonne comme un ticket de sécurité. Elle a 33 ans, ces garçons n’ont pas du l’écouter depuis 2002 ou pas du tout, voir quelqu’un qui leur ressemble s’amuser sur cette chanson peut leur donne envie de le faire aussi. Breezy sert un peu de laisser passer dans le cas où Rayana et son image un peu fragile ne réussirait pas toute seule à séduire ce public.

Un clip donc  moyen  mais qui correspond à sa chanson, il ne lui fait aucun mal même s’il aurait pu être mieux. On aurait par exemple tous plus voulu les voir danser ensemble et les plans du debut auraient pu être limités.. mais bon encore une fois, ça se tient.

Il va désormais être intéressant de savoir s’il est suffisant pour lui permettre de pleinement réussir son retour ..affaire à suivre.