Leona Lewis fait partie de ses grands talents vocaux qui manque cependant cruellement de personnalité artistique. Présentée en 2007 comme le renouveau de la chanteuse à voix 90’s avec son opus  » Spirit » et les gros succès des titres « Bleeding Love » ou  » Whatever It Takes », elle  n’a jamais pu depuis maintenir l’intérêt autour de sa personne et ce n’est pas ce 3eme album qui va l’y aider.

Si sur papier, l’ équipe dont s’entoure la chanteuse semble solide ( Ryan Tedder, Rodney Jerkins,  Emelie Sande) ,dans la réalisation,  c’est tout autre chose. Glassheart surprend par sa mollesse, une mollesse certes quelques fois sympathique, mais une mollesse quand même.

L’opus est partagé entre une envie pour le label de faire revenir  les acheteurs de son premier album  ( un public plus âgé)  sans trop  l’éloigner du public du jeune public actuel. Du coup, on a une avalanche de ballades à voix  très typiques saupoudrées de quelques titres tantôt teintés d’electro, tantôt influencés dub-step.

Là encore, l’idée de lui donner une dimension dans 2 univers aurait pu être bonne mais tout pêche véritablement au niveau de la production et du manque de créativité vocale de Lewis.

Si elle sait chanter, Lewis manque d’imagination et  de folie, on est toujours dans un socle résolument scolaire. Tout est  dans la stricte démonstration, très peu de variations, très peu de mises en danger ou de surprises et quand de l’autre coté les producteurs ne font pas d’efforts pour livrer un travail de qualité, on est laissé sur notre faim.

Dès la seconde où on lui enlève  » Love Bird », « UnLove Me » ou encore  » Trouble » et  » When It Hurts » qu’on classe au panthéon de ses niaiseries qu’on chérie parce qu’elle nous sont familières. Glassheart manque de constance scindé entre des up tempos 90’s franchement oubliables (Shake You Up),une ribambelle de tire larmes qui brillent par tout sauf la finesse ( I To You, Favorite Scar) et de l’electro de supermarché ( Come Alive, Glassheart)  qui laisse penser qu’elle a perdu la notion de tout réalisme dans sa course  au succès.

Beaucoup se plaisaient à dire qu’Adèle a  volé la place de Leona dans le créneau de la chanteuse pop à voix. Avec cet opus, Leona prouve nous prouve le contraire, elle  a beau être sympathique, c’est une fille sans grand charisme qui chante les chansons qu’on lui donne et sa carrière ne s’en serait pas mieux portée si Adèle n’avait pas explosé. Ce n’est surement pas le fait de n’avoir pas écouté ou connu « Someone Like You » qui auraient pu faire que les gens apprécient mieux son futur flop «  Fireflies ».

Triste Réalité!

10/20.