Kelly Rowland est de retour… et elle est aussi à l’heure de l’égo-trip. Quelques mois après celui de Beyonce et de son mari, elle aussi cède aux sirènes de la trap’rnb avec l’éponyme « Kelly », premier extrait de son disque à venir.

Du moins, le titre ressemble plus à un leasing qu’à un premier single. On dirait une sorte d’introduction, de buzz single ou mieux encore, ce qu’on appelait à l’époque, le « street single », une sorte de son destiné à chauffer les fans avant d’envoyer le vrai premier single. Si c’est le cas, ce n’est pas trop mal pensé. La chanson est sympathique, elle ne révolutionnera pas grand chose, c’est du vu et revu, mais elle s’écoute assez facilement. Elle n’a pas un réel potentiel fédérateur, car tout est trop centré sur la personnalité de Kelly ( Kelly a un sacré c**, kelly a un homme, kelly est très belle, kelly est classe, kelly est riche, kelly a une grande maison..etc..), mais elle pourrait le rendre plus accessible, avec un clip plus accès sur le second degré. Si elle joue sur l’humour et le côté « MadameToutLeMonde », il se peut qu’elle arrive à faire en sorte que ce soit un « délire » plus général.

Kelly Rowland  » J’ai enregistré 45 chansons pour ce 5ème album ».


Dans tous les ças, le titre n’est pas ce dont elle a besoin pour réellement vendre un album à ce stade de sa carrière. Pas mauvais, mais mou et assez impersonnel. Il ne mérite pas une pochette aussi belle d’ailleurs. Cette pochette aurait pu faire une très belle pochette d’album.

Elle a beaucoup hésité sur la direction de ce projet. Espérons qu’elle ait fini par la trouver et qu’elle le sorte en indépendant, car quand on voit les chiffres du disque de Beyonce et Jayz, elle aura aussi sans doute du mal, autant laisser tomber les majors et s’auto-produire.